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Municipales 2026 à Paris: un sondage place le bloc central en position de force, Rachida Dati favorite

BFM Mathias Fleury
La ministre de la Culture Rachida Dati, le 27 novembre 2024 à Paris

La ministre de la Culture Rachida Dati, le 27 novembre 2024 à Paris - JULIEN DE ROSA © 2019 AFP

D'après un sondage Ifop-Fiducial publié par Le Figaro, le bloc central dispose d'une confortable avance sur une gauche divisée. Rachida Dati est en position de force, y compris dans l'hypothèse d'une candidature LR.

Dans un an, les Parisiens éliront un nouveau maire pour prendre la place d'Anne Hidalgo, qui ne sera pas candidate à un troisième mandat. Alors que les candidats ne sont pas encore tous connus, une étude Ifop-Fiducial publiée par Le Figaro ce vendredi 28 mars place le bloc central, notamment Rachida Dati, en position de force.

Dans le cas où un candidat unique serait proposé par les partis alliés à l'Assemblée nationale (Renaissance, Modem, Horizons et LR), il pourrait prendre un ascendant important sur ses poursuivants.

Dati plébiscitée au centre et à droite

La candidature de Rachida Dati est créditée de 35% des intentions de vote. Rémi Féraud, candidat à la primaire socialiste (PS et PCF), obtiendrait 19% des voix, devançant l'écologiste David Belliard (16%) et l'insoumise Sophia Chikirou (11%).

La ministre de la Culture est par ailleurs la personnalité la plus plébiscitée par les électeurs centristes et de droite: dans la configuration évoquée précédement, elle obtiendrait un point de plus que Gabriel Attal (34%), dont la candidature n'est "pas prévue", et quatre de plus que Pierre-Yves Bournazel (31%), qui s'est lancé dans la course aux municipales dès la fin de l'année 2023 après avoir renoncé en 2020 et perdu son siège de député en 2022.

Les intentions de vote pour Rachida Dati grimpent même à 37% dans le cas où Emmanuel Grégoire serait le candidat de la majorité municipale.

Szpiner pourrait peser

Autre hypothèse testée par le sondage, celle où Les Républicains présenterait un candidat face à celui désigné par Renaissance, le Modem et Horizons. L'avocat Francis Szpiner, ancien maire LR du 16e arrondissement, obtiendrait 11% des voix, faisant ainsi perdre 5 points à Rachida Dati qu'il estime être "la candidate du macronisme".

Le sénateur LR a annoncé sa candidature au début du mois. Il grignotterait une part importante de l'électorat de Gabriel Attal, qui baisserait à 26% des intentions de vote, tout comme celui de Pierre-Yves Bournazel, qui passerait à 22%.

À l'extrême-droite, les candidatures de Thierry Mariani (RN) et de Sarah Knafo (Reconquête) plaffonnent respectivement à 6 et 10% des voix, au mieux.

La gauche en ordre dispersé

Qu'il s'agisse de Rémi Féraud (PS), d'Emmanuel Grégoire (PS) ou d'Ian Brossat (PCF), aucun candidat de la majorité municipale ne passe la barre des 20% d'intentions de vote, quelles que soient les configurations du premier tour.

Soutenu par Anne Hidalgo, Rémi Féraud est légèrement devancé par son adversaire à la primaire socialiste Emmanuel Grégoire, qui est estimé à 20% par Ifop-Fiducial dans une hypothèse où le bloc central et LR seraient alliés au premier tour. Le représentant du PS sera officiellement élu par les militants le 30 juin.

Choisi cette semaine pour représenter EELV, David Belliard pourrait obtenir entre 14 et 18% des voix, selon les hypothèses. Un score en nette progression par rapport à son résultat lors des éléctions municipales de 2020 (10,79%).

Sophia Chikirou, préssentie pour être la candidate de LFI, est de son côté créditée de 10 à 11% des suffrages. Si les deux potentiels candidats du Parti Socialiste ont exclu une alliance avec LFI au premier tour, David Belliard n'a pas fermé la porte.

L’enquête a été menée par Ifop-Fiducial auprès d’un échantillon de 1.039 personnes inscrites sur les listes électorales interrogées par internet entre les 21 et 26 mars 2025.