Moins de 15°C à l'intérieur: à l'hôpital de Meaux, patients et soignants privés de chauffage

Gants, couverture et doudoune sont de sortie à l'hôpital de Meaux. Alors que le mercure a baissé ces derniers jours en Ile-de-France et avoisine les 1°C le matin en extérieur, c'est bien pour affronter les températures à l'intérieur de l'hôpital de Seine-et-Marne que ces équipements d'hiver sont nécessaires.
"On a mal partout"
L'établissement hospitalier connaît des pannes de chauffage à répétition tandis qu'une partie du bâtiment, trop vétuste, est particulièrement dure à chauffer.
Résultat, le thermomètre ne monte plus qu'à 14°C maximum à l'intérieur de l'hôpital, comme le prouve la température relevée par un soignant. Le personnel de l'établissement est excédé par ces conditions de travail.
Frigorifiée, une soignante assure à BFM Paris-Ile-de-France être "obligée de travailler avec des gants", avec "(sa) doudoune" et "une couverture polaire sur les jambes". "Au bâtiment A, il n'y a pas de chauffage. On est contracté toute la journée, donc du coup on a mal partout. On a mal aux cervicales, on a mal à la tête, on a des migraines", témoigne une autre soignante.
Une main courante pour maltraitance
Pour les patients de l'hôpital, ces températures trop basses sont également un fléau. La famille d'une patiente a même déposé une main courante pour maltraitance. Les proches des personnes actuellement hospitalisées s'inquiètent des conséquences du froid au sein de l'hôpital.
"Dans les chambres des patients, c'est une horreur. Ma maman a 82 ans elle ne peut pas bouger donc imaginez la froideur qu'elle peut ressentir", s'alarme sa fille qui a dû ramener elle-même des polaires et des couvertures.
Vers un nouveau bâtiment
Cette situation n'est pas nouvelle. Comme le rappelle Actu, des problèmes similaires avaient déjà été rencontrés dans l'établissement l'hiver dernier. Aujourd'hui, les syndicats souhaitent que les choses changent. Plusieurs alertes ont été faites en ce sens et des courriers ont été également été envoyés, sans pour l'instant, de résultat concret.
"On est toujours dans l'attente, d'un minimum de travaux nécessaires sur certains services", regrette Marie-Christine Garneaux, du syndicat Autonome Santé.
Interrogé par BFM Paris-Ile-de-France, la direction de l'hopital concède l'existence de dysfonctionnements sur le chauffage. Toutefois, elle assure qu'aucune solution ne peut être trouver dans l'immédiat.
"C'est un bâtiment qui sera désafffecté fin 2024, on est en train d'en reconstruire un nouveau sur l'emprise du site GHEF (Grand hôpital de l'est francilien) de Meaux", explique Anne-Laure Dardenne, directrice adjointe de l'établissement hospitalier.
En attendant le déménagement des services dans un nouveau bâtiment, patients et soignants vont devoir se contenter de chauffages d'appoint pour réchauffer les lieux, sous réserve de l'assentiment de la direction.











