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"Les mots de l'extrême droite": Anne Hidalgo "choquée" par les propos de Clément Beaune à son encontre

BFM Marine Langlois
La maire PS de Paris Anne Hidalgo à l'Hôtel Beauvau à Paris, le 23 mai 2023

La maire PS de Paris Anne Hidalgo à l'Hôtel Beauvau à Paris, le 23 mai 2023 - Geoffroy VAN DER HASSELT © 2019 AFP

La maire de Paris a réagi à la déclaration de Clément Beaune qui l'a accusé jeudi 7 décembre de "cracher sur" le pays, lorsqu'elle a affirmé que les transports ne "seront pas prêts" pour les JO.

Plus rien ne va entre le ministre des Transports, Clément Beaune, et Anne Hidalgo. La maire de Paris a répondu ce vendredi 8 décembre lors d'une conférence de presse, aux propos tenus par le ministre. Elle s'est dit "profondément choquée", dénonçant des mots "très graves, très lourds, très blessants".

"Il m’a accusée de cracher sur notre pays. C'est très grave pour un ministre de la République d'utiliser des mots comme cela qui sont en fait les mots de l'extrême droite. Je vous renvoie aux déclarations ou de monsieur Bardella, ou de monsieur Zemmour qui utilisent ce terme de cracher sur notre pays", a déclaré la maire Anne Hidalgo.

"La deuxième chose c'est est ce que ce pays ne serait pas le mien? Est-ce que je ne suis pas assez française aux yeux de ce ministre?", a-t-elle ajouté.

Anne Hidalgo a écrit à Élisabeth Borne

La maire de Paris a indiqué qu'elle comptait écrire à la Première ministre Élisabeth Born pour faire part de son indignation. "Je pense qu’elle doit être tout aussi choquée que moi de voir ce type de propos dans la bouche d’un membre de son gouvernement", a-t-elle déclaré.

"Ce type de propos ne peut que préparer une piste d’atterrissage pour l’extrême droite et je crois qu’on est quand même un certain nombre dans ce pays de Républicains, de tous bords, ici à Paris, à tout faire pour que le pire n’advienne pas", a terminé la maire de Paris.

Jeudi 9 novembre, lors d'une interview sur Franceinfo, le ministre des Transports a taclé la maire de Paris, notamment sur l'état des transports en commun franciliens pour Paris 2024. "Plutôt que de cracher sur notre pays en disant qu'on est nuls, qu'on n'est pas prêts et qu'on n'y arrivera pas, retroussons-nous les manches", a déclaré le ministre.

Cette déclaration faisait suite à l'intervention de l'ex-candidate socialiste à la présidentielle sur le plateau de l'émission Quotidien, fin novembre. Cette dernière avait affirmé que "les transports ne seront pas prêts pour les JO".

Les élus socialistes de Paris se sont déjà indignés de ces paroles, demandant, dans un communiqué, à Clément Beaune de présenter des excuses aux Parisiens et à Anne Hidalgo.