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"Le changement, ce sera maintenant": Rachida Dati s'affirme dans sa quête des municipales à Paris

BFM Arthus Vaillant
La ministre de la Culture Rachida Dati, le 18 mars 2025 à Paris

La ministre de la Culture Rachida Dati, le 18 mars 2025 à Paris - JULIEN DE ROSA © 2019 AFP

La ministre de la Culture, candidate aux prochaines municipales à Paris, a exprimé son rejet de la gestion municipale de la Ville et assure que "rien" ne pourra l'empêcher d'être candidate.

"Rien" n'empêchera la ministre de la Culture et maire du 7e arrondissement de Paris, Rachida Dati, de se présenter aux élections municipales de 2026 à Paris, a-t-elle affirmé dans un entretien accordé à La Tribune Dimanche ce 18 mai.

L'édile l'assure, si elle est élue, "le changement, ce sera maintenant", reprenant une formule popularisée par François Hollande. "J'ai la certitude que j'arriverai à rassembler une majorité de Parisiens."

Une "gestion calamiteuse" de Paris

Rachida Dati, qui torpille "25 ans de gestion calamiteuse par la même équipe municipale", estime qu'il y a "une volonté d'alternance qui se retrouve dans toutes les sensibilités politiques" et une "attente énorme de changement chez les Parisiens, de droite comme de gauche".

"Madame Hidalgo, c'est de la rancœur, de l'amertume (...) Nous, on aime l'avenir de Paris, mon combat, il est là, il n’est pas Madame Hidalgo. Le bilan n'est pas très glorieux, elle ne laissera pas un grand souvenir dans cette ville", avait lancé Rachida Dati, dans un entretien accordé à BFMTV.

"Apaiser l'espace public"

Selon la candidate, les deux enjeux majeurs sont de "redynamiser la ville" et "d'apaiser l'espace public". Elle ajoute: "Je souhaite pour Paris ce que j'ai réussi à faire dans le 7e arrondissement et dans toutes les fonctions et missions que j'ai exercées.

Interrogée sur sa capacité à mêler une candidature pour la mairie de Paris avec son poste de ministre de la Culture, Rachida Dati rétorque: "On peut bien être ministre de la Culture en étant maire du 7e!"

Soupçonnée d'avoir perçu 900.000 euros de la part de RNBV, filiale de l'alliance Renault-Nissan, Rachida Dati risque néanmoins un procès. En 2021, elle a ainsi été mise en examen pour "corruption passive".

La candidature de Rachida Dati est toutefois créditée de 35% des intentions de vote en cas de candidature unique du bloc central-droite, d'après un sondage Ifop-Fiducial publié par Le Figaro en mars dernier.