Île-de-France: le service Vélib "pas au niveau attendu", l'opérateur Smovengo sous pression

Nouveau coup de pression sur Smovengo, l'opérateur du Vélib. Stations vides, vélos cassés... Le service de location en libre-service laisse encore à désirer ces derniers mois. Et la mise en circulation de 2500 nouveaux vélos en novembre dernier n'a rien changé pour les 360.000 abonnés.
Un niveau de service insuffisant
"L'écran du vélo ne fonctionne pas, donc je ne peux pas le retirer", montre en exemple l'un de ces abonnés rencontré par BFM Paris. Il doit tester plusieurs engins avant d'en trouver un fonctionnel. Une situation devenue quasi quotidienne.
"Je suis utilisateur Vélib' depuis sa création. C'est une situation qui est assez fréquente (...) on en a pas mal qui ne sont pas en état de fonctionner", confie le jeune homme. En cause le plus souvent: des vitesses défaillantes, des pneus crevés, ou encore des pédales cassées.
Les dysfonctionnements s'accumulent et agacent les abonnés du service, mais aussi le syndicat Autolib' Vélib’ Métropole. Actuellement, l'entreprise "ne remplit pas les critères mis en place", fustige dans un communiqué publié en fin de semaine dernière le syndicat qui regroupe des élus d'une soixantaine de communes franciliennes équipées de stations Vélib'.
"Le nombre de vélos, la régulation et la disponibilité effective du service sont en deçà du niveau attendu pour le premier service public de vélos partagés en stations du monde", regrette le syndicat.
Smovengo sur la sellette?
D'autant plus qu'en février dernier, les tarifs ont augmenté pour faire face à la surutilisation des Vélib' à assistance électrique.
"Nous attendons de la part de Smovengo de renforcer le nombre de vélos, de faire plus de maintenance sur le terrain et de faire plus d'efforts pour assurer la régulation du réseau et donc déplacer des vélos des stations où y en a beaucoup vers des stations vides", explique Sylvain Raifaud, président du syndicat Autolib' Vélib' Métropole au micro de BFM Paris.
Le syndicat a lancé un audit pour obtenir une appréciation globale du service et pourrait imposer des pénalités de près de 10 millions d'euros à Smovengo, selon Le Figaro. S'il ne souhaite pas rompre le contrat, l'hypothèse d'un changement de prestataire est aussi bien sur la table en cas de statut quo.











