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Ile-de-France: 64% des habitants envisagent de quitter la région

BFM Thibault Nadal
Dans un sondage, 64% des Franciliens envisagent de quitter la région Ile-de-France.

Dans un sondage, 64% des Franciliens envisagent de quitter la région Ile-de-France. - AFP

Dans ce sondage réalisé par LinkedIn Actualités, 17% des personnes interrogées disent vouloir partir "dans l'année".

C'est un chiffre saisissant. Selon un sondage de LinkedIn Actualités en partenariat avec Le Parisien, 64% des habitants de l'Ile-de-France envisagent de quitter la région dans un avenir proche ou lointain. Dans le détail, 17% des personnes interrogées disent vouloir partir "dans l'année", 29% "d'ici deux à cinq ans" et enfin 18% "dans une dizaine d'années".

Parmi les raisons de ces départs cités dans les commentaires au sondage, on retrouve la lassitude face aux embouteillages ou la vie chère, avec notamment la volonté de trouver un logement plus grand et moins cher en province. La crise du Covid est aussi évoquée par beaucoup de salariés, avec surtout le besoin de retrouver un espace extérieur.

Certains évoquent toutefois un retour en arrière et des difficultés d'adaptation. "Tout n'est pas si rose, tous n'est pas si facile", note un internaute. " La vie, ici, est plus douce et sereine certes, mais comme je l'ai lu dans un autre commentaire le soleil ne fait tout", complète une salariée partie dans le sud de la France.

Le télétravail, faible élément déclencheur

L'écrasante majorité des personnes (71%) qui souhaitent quitter l'Ile-de-France le font pour "suivre des opportunités d'emploi", selon un autre sondage cité par Gildas Chauveau de Vallat,Directeur Général de la société Ma Nouvelle Ville qui accompagne tous les salariés candidats à la mobilité professionnelle et géographique. Plus surprenant, le télétravail -devenu massif depuis le Covid- reste un faible élément déclencheur (12%).

Mais quitter Paris et sa région n'est pas aussi simple. Pour 52% des personnes intérrogées, la peur de quitter ses attaches familiales, ses habitudes et ses amis, fait renoncer une proposition d'emploi. Autre raison qui pousseà rester dans la région: le travail. Parmi les personnes sondées par Gildas Chauveau de Vallat, près de la moitié ont refusé un emploi, faute d'un emploi pour le ou la conjoint(e).

Le sondage de LinkedIn Actualités a été réalisé auprès de ses membres, du 13 au 18 octobre. Il a récolté plus de 10.000 votes et plus de 500 commentaires.