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Suresnes: le personnel de l’Ehpad La Chesnaye en grève depuis plus de 50 jours

BFM Bettina De Guglielmo avec Alexandre Simoes
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Ce lundi 25 novembre, plus de 50 jours après le début de leur grève le 1er octobre, le personnel de l'Ehpad La Chesnaye continue de manifester sa colère pour dénoncer les méthodes de la direction, jugées trop brutales. Deux plaintes pour harcèlement moral ont été déposées.

Ce lundi 25 novembre, devant l’Ehpad La Chesnaye à Suresnes (Hauts-de-Seine), des membres du personnel se sont rassemblés pour réclamer la démission de la directrice de l’établissement, en poste depuis janvier 2022. Cela fait désormais plus de 50 jours que le personnel, en grève, exprime son mécontentement, drapeaux de la CGT à la main.

Le personnel dénonce des méthodes de gestion qualifiées de "très autoritaires". Deux plaintes pour harcèlement moral ont été déposées, et une lettre ouverte a été adressée à la députée de la circonscription, Sabrina Sebaihi.

"C'est malsain"

Pour Malika Belarbi, secrétaire départementale Santé et Action Sociale CGT 92, la situation est critique:

"Aujourd'hui, on peut parler d'humiliation, de brimades, d'attitude de harcèlement, mise en placard. Vous avez des personnelles actuellement qui sont en arrêt de travail pour dépression, par rapport à un management qui est pas du tout en faveur de ce personnel", alarme-t-elle au miro de BFM Paris Île-de-France.

Muriel Moinet, employée depuis 18 ans à l’Ehpad, témoigne, d’un avant et un après l’arrivée de la directrice: "Depuis, qu'elle est arrivée, y a énormément de personnes qui sont parties. Des responsables techniques, des infirmières... C'est malsain, on ne peut pas travailler dans une ambiance comme ça."

Elle dénonce un "management très autoritaire", une situation qu'elle juge intenable et qui a conduit à un changement important dans les équipes.

Le travail se poursuit malgré la grève

Malgré la grève, le personnel continue de travailler pour garantir le bien-être des résidents. "C'est des personnes vulnérables, et on ne les prendra pas en otage. Mais la grève continue", affirme Malika Belarbi, déterminée à poursuivre le mouvement. Ses publications sur les réseaux sociaux témoignent de la mobilisation quotidienne.

Les familles des résidents, elles, se montrent rassurées:

"Ils assurent tout ce qu'il faut normalement, comme s'il n'y avait pas de grève. En tout cas, je n'ai pas noté de différence notable par rapport à l'avant grève", souligne Philippe, fils d’une résidente.

Contactée par BFM Paris Île-de-France, la direction assure ne pas ignorer les revendications. Elle évoque la mise en place, il y a un an, d’une nouvelle organisation des services, et se dit soucieuse de maintenir un dialogue constant et transparent avec le personnel.