BFM

Courbevoie: le maire remonté contre les travaux de la ligne 15 du métro, plus importants que prévus

BFM Dah Magassa, Jean-Baptiste Graziani et Alicia Foricher
placeholder video
La construction de la ligne 15 nécessite un chantier presque cinq fois plus important que prévu à Courbevoie. Le maire menace de saisir le tribunal administratif.

Oui au supermétro. Mais à condition que les travaux ne pourrissent pas la vie des habitants. Voilà en substance le message passé par la mairie de Courbevoie à la Société du Grand Paris. La commune doit être traversée par la future ligne 15 Ouest qui reliera le Pont de Sèvres à Saint-Denis Pleyel.

Problème, la construction de la ligne nécessite un chantier beaucoup plus important que prévu. Le chantier initial de la ligne 15 ne devait concerner que 700m2 de surface dans la ville, il est passé à 3300m2.

Un parc menacé

Le Parc des Bruyères, très populaire dans la commune, devrait perdre un tiers de sa superficie, avec des conséquences inévitables sur le quotidien des habitants.

"On n'a quand même pas tant d'espaces verts que ça à Courbevoie même si on dit qu'on agrandit toujours des parcs. Je serais vraiment très déçu qu'on vienne empiéter sur ce parc" explique un riverain

Les travaux pourraient durer durant 5 à 10 ans. Mais certains sont prêts à accepter la situation. "ça m'ennuierait beaucoup parce que c'est juste en face de chez moi mais on ne va pas le mettre -le chantier- au milieu de la route, ce n'est pas possible. Il faut bien que ça soit quelque part" juge une habitante.

La mairie menace de saisir le tribunal administratif

La mairie explique être pour le chantier de la ligne 15, mais elle ne souhaite pas qu’elle se fasse au détriment de ses administrés. Car la réduction d’espaces verts n’est pas le seul problème. Le pont des 15 perches ou encore la Nationale 13 pourraient fermer pour une durée indéterminée.

"Fermer la Nationale 13, c'est-à-dire que le tunnel de La Défense qui passe par Puteaux sera fermé. Ces voitures vont aller où?" se demande Jacques Kossowski maire LR de la ville au micro de BFM Paris.

"C'est une opération qui va durer 5 à 10 ans et pendant ce temps la ville va être transpercée de part en part. Et ça je ne peux pas l'accepter aujourd'hui pour la tranquilité et pour la vie des Courbevoisins" indique le maire.

L'élu est bien motivé à aller au bout de son "combat" et menace de saisir le tribunal administratif. La Société du Grand Paris assure de son côté prendre en considération les attentes de la ville et s’est donnée pour objectif de donner satisfaction à ces sollicitations à l’issue de l’enquête publique prévue à l’été prochain.