"Ce serait bien qu’il s’excuse": victime d’une agression antisémite, Marco témoigne avant le procès de son agresseur

Le procès de l'agresseur présumé de Marco, 62 ans, violemment agressé il y a plus d'un mois devant une synagogue à Paris, s'ouvre ce vendredi 19 avril. Si aujourd'hui, le sexagénaire se prépare à confronter son agresseur, il espère au moins des excuses.
"Ce serait bien qu'il s'excuse, qu'il dise qu'il ne va pas recommencer", souffle-t-il à BFMTV.
"Je me suis senti comme un vieux"
Le 1er mars dernier, vers 17h30, Marco sortait d'une synagogue du 20e arrondissement quand il a été agressé par un homme qui lui a donné des coups de poing et de pied.
Nez cassé, ouvertures sur le front, douleurs au niveau des joues... Au micro de BFMTV, il avait alors témoigné pour alerter sur la situation actuelle vécue par la communauté juive, mais aussi pour exposer les stigmates de son agression, encore bien visibles.
S'il est difficile pour lui d'oublier les coups reçus près d'un mois et demi plus tard, le moral revient peu à peu. "Je suis très content parce que bon, je ne suis pas très beau à voir quoi", déclare-t-il évoquant les images de son visage tuméfié.
Il ajoute s'être senti "angoissé": "Mis à part les coups, je me suis senti diminué. Je me suis senti comme un vieux. Humilié".
"Un symbole de l'antisémitisme en France"
Au-delà des faits, pour son avocate Corine Sefarti-Chtrit une audience toute particulière se dessine.
"Le dossier est un symbole de l'antisémitisme en France. Il s'inscrit dans une augmentation importante des actes antisémites, mais pas seulement en termes de nombre d'actes antisémites, ce dossier démontre à quel point il y a une aggravation des violences antisémites en France", déclare-t-elle.
S'il est reconnu coupable des faits qui lui sont reprochés, l'agresseur encourt jusqu'à cinq ans d'emprisonnement et 75.000 euros d'amende.











