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Agression de Yuriy: son avocat dénonce "la banalisation de ces violences" après la condamnation de huit jeunes

BFM Charlotte Lesage
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En janvier 2021, Yuriy a été frappé par une bande d'adolescents sur l'esplanade de Beaugrenelle dans le 15e arrondissement de Paris. Il a été laissé pour mort. Après deux ans d'enquête, huit jeunes ont été condamnés pour le lynchage de l'adolescent.

"On a voulu tuer Yuriy". Ce jeudi 21 décembre, huit jeunes ont été condamnés par la cour d’assises des mineurs de Paris à des peines allant jusqu’à huit ans de prison pour leur implication dans la violente agression de Yuriy, un collégien de 15 ans, roué de coups sur la dalle de Beaugrennelle dans le 15e arrondissement de Paris.

"Il y a une banalisation de ces violences"

"L’enjeu de ce procès, c’était que les accusés comprennent que ce qu’ils ont fait n’est pas une simple bagarre", rapporte ce vendredi Me Francis Szpiner, l’avocat de l’adolescent, à BFMTV. "C’est le problème des rixes, il y a une banalisation de ces violences", regrette l’avocat.

Me Francis Szpiner souhaitait que les huit accusés soient condamnés "pour ce qu’ils avaient fait, c’est-à-dire une tentative de meurtre".

Dans la soirée du 15 janvier 2021, Yuriy, alors âgé de 15 ans, avait été roué de coups sur la dalle de Beaugrenelle dans le 15e arrondissement de Paris. L’adolescent avait été transporté à l’hôpital dans un état grave avec un pronostic vital engagé. Son agression, extrêmement brutale, avait été documentée sur une vidéo et diffusée en direct.

"S’il est vivant, c’est un miracle de la médecine", rappelle son avocat sur BFMTV. "Il a été dix jours dans le coma. Au bout de 48 heures, il a dû subir une autre opération et son pronostic vital était très engagé à tel point que dans le dossier il y a un procès-verbal où on dit 'on vous préviendra en cas de décès après l’opération'", poursuit-il.

Quatre autres jeunes déjà condamnés

En 2023, quatre autres jeunes adolescents, qui avaient moins de 16 ans au moment des faits, avaient été condamnés à des peines allant de 18 mois de prison dont un avec sursis à cinq ans de prison dont 30 mois avec sursis.

Présents au second procès, les adolescents ont été interrogés sur leur condamnation. L'un d'eux a répondu avoir "été condamné pour non-assistance à personne en danger alors qu'il a été condamné pour tentative de meurtre", rappelle Me Francis Szpiner.

"Il faut que ces jeunes comprennent que lorsque l'on participe à une bagarre, les conséquences peuvent être dramatiques et que la justice poursuit pour ce que c'est, une tentative de meurtre et ce n'est pas rien", conclut-il.