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Adolescent tué à Viry-Châtillon: les cinq gardés à vue déférés en vue d'une ouverture d'information judiciaire

BFM Stéphane Sellami avec Alixan Lavorel
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Grièvement blessé ce jeudi 4 avril, le collégien avait été hospitalisé avant de mourir vendredi en début d'après-midi. Une enquête est ouverte pour assassinat, cinq personnes ont été interpellées.

Les gardes à vue des cinq personnes, interpellées après la mort d'un jeune collégien âgé de 15 ans ce vendredi 5 avril à Viry-Châtillon, ont été levées a appris BFMTV de source judiciaire ce dimanche en milieu de journée.

"Les cinq personnes ont été déférées à 16 heures au tribunal judiciaire d’Évry en vue d’une ouverture d’information judiciaire", précise le procureur de la République.

Un adolescent "massacré"

Jeudi, aux alentours de 16 heures, l’adolescent rentre chez lui à pied après un cours de musique au collège des Sablons de Viry-Châtillon (Essonne). Le collégien est seul, à une centaine de mètres de son établissement scolaire. En chemin, il croise la route de plusieurs personnes cagoulées qui attaquent alors violemment l’adolescent.

"Il a été agressé entre deux cages d’escalier par trois ou quatre personnes qui l’ont roué de coups, qui l’ont massacré", raconte Jean-Marie Vilain, maire de Viry-Châtillon. La rencontre lui sera fatale. Transporté avec un pronostic vital engagé à l’hôpital Necker de Paris, et opéré en urgence, l’adolescent est mort vendredi en début d’après-midi.

La mort du collégien a été annoncée dans l'après-midi au personnel et à l’ensemble des élèves de l’établissement scolaire où une cellule psychologique avait été ouverte. "On a entendu les cris des enfants quand ils ont appris que leur camarade était mort", rapporte, ému, Alexandre Touzet, vice-président du département de l’Essonne chargé de la sécurité, auprès de BFM Paris Île-de-France.

"C’est un moment qui restera dans notre tête et dans notre cœur pendant très longtemps, poursuit-il après avoir marqué un silence. C’est aussi de ce visage de la jeunesse dont il faut parler, de ces jeunes qui aimaient profondément leur camarade."

À Viry-Châtillon, les larmes remplacent les mots, insuffisants pour exprimer sa peine ou sa colère. "C’est dur de parler d’un gamin", souffle Jean-Marie Vilain la gorge nouée. "Il avait tout pour avoir une vie agréable, une belle vie, une amoureuse. Pour pouvoir vivre, faire du sport."

"J'imagine sa maman dans quel état elle doit être"

En pleurs, le maire adresse ses pensées à la mère de l’adolescent. "Les enseignants sont par terre, ses copains et puis nous aussi. Sauf que nous, on souffre comme ça, mais j’imagine sa maman, a rapporté Jean-Marie Vilain. Dans quel état elle doit être."

En tuant le collégien, ses agresseurs présumés ont déchiré le cœur d’une mère. D’une sœur aussi, scolarisée en classe de sixième dans le même établissement que son grand frère. Dans le quartier où l’adolescent a été tué, c’est la sidération. L’incompréhension aussi. "Et dans un second temps de la colère", rapporte Sandra, une habitante du quartier où le drame s’est déroulé.

Le mobile de l’agression mortelle n’est pas encore connu. La situation pourrait évoluer puisque ces cinq personnes, une jeune fille de 15 ans, trois adolescents de 17 ans et un majeur de 20 ans, ont été mis en examen ce dimanche après-midi.