Huit morts après un éboulement à Tahiti, les opérations de recherche terminées
Un éboulement à Afaahiti, sur la presqu'île de Tahiti (Polynésie française), le 26 novembre 2025. - Haut-commissariat de la République en Polynésie-Française
Un glissement de terrain est survenu ce mercredi 26 novembre à Tahiti. Huit personnes, dont une fillette de trois ans, ont été retrouvées mortes à Afaahiti, dans l'est de Tahiti, ont annoncé les autorités locales ce jeudi.
"Je confirme que les huit personnes recherchées ont toutes été retrouvées décédées. Il s'agit de trois femmes, quatre hommes et une fillette de trois ans", a déclaré à l'AFP jeudi matin (jeudi soir à Paris) la procureure de la République à Papeete, Solène Belaouar.
Un premier bilan communiqué par la procureure de la République en Polynésie française et la gendarmerie nationale faisait état de quatre morts. Emmanuel Macron avait ensuite annoncé sur X que "sept vies (avaient) été perdues" et que "des personnes rest(aient) portées disparues".
Dans un communiqué, le haut-commissariat de la République en Polynésie française a annoncé la "fin des opérations de recherche des victimes", qui s'étaient poursuivies toute la nuit, et la suspension, "par mesure de précaution", du chantier de déblaiement.
Deux maisons complètement ensevelies
Le glissement de terrain est survenu à l'aube dans le village d'Afaahiti, après une semaine de fortes pluies. Deux habitations situées en contrebas d'une colline ont été totalement ensevelies sous un amas de terre et de boue.
"C'est un éboulement de 30 mètres de hauteur. Une première maison a été emportée et elle est allée se caler dans une deuxième maison" a précisé le haut-commissaire de la République en Polynésie française, Alexandre Rochatte.
"On a été réveillés, comme par un train juste devant la maison, on est sortis et on a vu qu'une maison était entièrement recouverte par la terre et la boue" a témoigné auprès de l'AFP une voisine, Ida Labbeyi.
Les recherches ont été suspendues plusieurs heures en raison d'un nouveau glissement de terrain. Les quatre premiers corps ont été retrouvés après la reprise des opérations de secours.
29 maisons et 50 personnes évacuées
"On a deux chantiers et on avance très doucement avec des pelleteuses, des chiens, un radar et une caméra endoscopique, parce qu'à n'importe quel moment, on peut mettre du poids sur de potentielles victimes" a déclaré lors d'un point presse le Colonel Olivier Lhote, qui commande les opérations de secours.
Les familles et voisins ont été pris en charge par une cellule psychologique. Vingt-neuf maisons et 50 personnes ont été évacuées, selon le haut-commissariat de la République en Polynésie française. Une quinzaine d’habitations sont sinistrées, a appris BFMTV.
Quarante pompiers, 30 policiers municipaux, 20 gendarmes et 30 militaires du RIMAPP, le SAMU, trois drones et un hélicoptère Dauphin de l'armée sont mobilisés pour des opérations de secours prévues sur 48 heures.











