"L'eau a tout démoli": épargné par Chido, le village mahorais de Mbouini a été dévasté par Dikeledi

"Le village tout entier a été inondé." À Mayotte, déjà éploré par le passage dévastateur du cyclone Chido il y a moins d'un mois, les habitants subissent désormais les trombes d'eau liées à la tempête tropicale Dikeledi. Au plus près, Dikeledi est passé à environ 100 km au sud du territoire français tôt ce dimanche 12 janvier.
Alors que Chido a surtout balayé le nord de l'archipel, c'est désormais le sud qui est touché avec cette nouvelle tempête. Le village de Mbouini, situé au sud de Grande-Terre, avait été relativement épargné par Chido. Avec Dikeledi, le village est complètement sous les eaux.
Au point que les habitants sont contraints de se déplacer avec des lakas, ces pirogues typiques de Mayotte.
"Le village tout entier a été inondé", a témoigné une habitante, Ymane, au micro de BFMTV. "Le vent a commencé à souffler très fort ce (dimanche) matin ici à Mbouini", a-t-elle expliqué.
"Il y avait beaucoup de pluie (...), les caniveaux n'arrivaient pas à évacuer toute l'eau", a-t-elle décrit, ajoutant que la plage a été détruite et que de nombreux arbres sont tombés. "L'eau a tout démoli", a de son côté souligné Soihib, un autre habitant.
"Pendant le cyclone Chido, on a été le village le moins touché de Mayotte. On n'avait pas vraiment beaucoup de dégâts, quelques maisons en tôle se sont envolées, c'est tout", a complété Ymane.
L'alerte rouge cyclonique maintenue
Devant les "vents extrêmement forts et des pluies qui le sont tout autant", le préfet de Mayotte, François-Xavier Bieuville, a annoncé ce dimanche 12 janvier avoir décidé de "maintenir l'alerte rouge" jusqu'à lundi soir.
"À l'heure actuelle, Dikeledi est encore une menace pour notre territoire", a estimé Floriane Ben Hassen, la directrice de Météo France à Mayotte également au micro de Mayotte-La 1ère.
L'institut de prévisions météorologiques s'attend à ce que les pluies et vents de Dikeledi s'atténuent dans la nuit de dimanche à lundi, mais les trombes d'eau devraient reprendre lundi matin avec un "Kashkasi", un phénomène de mousson habituel en cette saison à Mayotte. Pour l'heure, aucune victime n'est à déplorer.











