Armada de Rouen: La Grande Pagaille, défilé loufoque, ouvrira les festivités

L'embarcation du club de voile YC.Rouen 76 lors de la précédente édition de la Grande Pagaille. - Y.C.Rouen 76
Coq géant des mers, camion poubelle ou encore château fort. Les objets flottants ouvriront la 8e édition de l’Armada de Rouen à l’occasion de La Grande Pagaille. Cet événement majeur se tiendra le mercredi 7 juin à partir de 17 heures.
Pendant près de deux heures, les équipages des 30 objets flottants non identifiés (OFNI) navigueront sous le regard des spectateurs et du jury à qui reviendra la lourde de tâche à départager les différentes embarcations.
"Faire penser à la fonte des glaces"
L’objectif pour les participants est simple, sur le papier. Les embarcations flottantes, qui s'élanceront de la rive gauche de la Seine à Rouen, doivent traverser la Seine.
Au club de voile Y.C.Rouen 76, La Grande Pagaille se prépare depuis plusieurs mois. "Ils ont commencé à réfléchir en septembre puis ils ont travaillé dessus en janvier et en février", explique Thomas Guenneguez, trésorier de l’association à BFMTV.com.
Le 7 juin, quatre enfants, âgés de 8 à 14 ans, et un adolescent du club se lanceront dans la course à bord de leur OFNI. Le trésorier a accepté de livrer à BFMTV.com les premières informations sur l'embarcation. "C'est un secret de polichinelle", plaisante-t-il. "C’est l’idée d’un iceberg pour faire penser à la fonte des glaces", confie-t-il.
Cette embarcation a été confectionnée à l’aide de matériaux de récupération. "Le but n’est pas d’acheter du neuf, souligne Thomas Guenneguez. La base de l’iceberg normand est "un ancien catamaran." La structure, elle, a été réalisée à l’aide d’anciennes palettes de bois. "Et nous avons aussi ajouté de vieux draps", poursuit le trésorier.
L’OFNI du Y.C Rouen 76 n’aura cependant pas besoin du vent pour la traversée. "Quatre enfants auront une pagaie", rapporte Thomas Guenneguez, dont le club a déjà participé à La Grande Pagaille en 2019.
"Un bateau pas forcément fait pour avancer"
Pour les participants, un cahier des charges est à respecter. Les embarcations, où les moteurs à essence sont interdits, devront être fabriquées uniquement à base de matériaux recyclables et non polluants.
Une seule contrainte pour les équipiers, mineurs ou majeurs: savoir nager pour voguer sur "un bateau pas forcément fait pour avancer", résume Thomas Guenneguez.
"Lors de la précédente édition, notre embarcation était uniquement faite de bouteilles vides, elles étaient serrées dans un vieux filet de tennis", se remémore-t-il.
Au Y.C. Rouen 76, les enfants âgés de moins de huit ans ne sont de toute façon pas envoyer sur La Grande Pagaille, d'après Thomas Guenneguez. "Le but est de traverser la Seine à la pagaie, il faut donc de la force", conclut le trésorier de l'association.
Inscriptions closes
Les inscriptions à cette course loufoque, ouvertes exclusivement aux écoles, associations, collectivités et entreprises, sont désormais closes. Mais cet événement gratuit, sera à suivre depuis les quais de Seine et divertira à coup sûr le public. Le mot d’ordre étant: joie, bonne humeur et originalité.
La Grande Pagaille est l’un des fondamentaux de l’Armada. La première course d’OFNI a été organisée lors de la toute première édition de la Course des libertés, imaginée au début des années 1980 par Patrick Herr, adjoint au maire de Rouen et concrétisée par Jean Lecanuet, le maire d’alors qui souhaitait faire revivre les quais rouennais.












