"Plus qu'une chance": un atelier marseillais choisi pour rénover les vitraux de Notre-Dame de Paris

Du savoir-faire marseillais sur l'île de la Cité à Paris. L'atelier Vitraux Imbert fait partie des neuf heureux élus choisis pour rénover les vitraux de la cathédrale Notre-Dame de Paris, endommagés par l'incendie d'avril 2019. Pour l'atelier marseillais fondé en 1981, il s'agit d'une consécration.
"C'est bien enfin que Marseille puisse être dans le domaine du vitrail. Il faut vraiment être vigilant sur les détails. Chaque pièce qu'on doit nettoyer, vérifier doit vraiment être vue plusieurs fois", explique Dominique Imbert, fondateur de l'atelier à BFM Marseille Provence.
Le président de la société plussoie: "C'est plus qu'une chance, c'est une visibilité au niveau national, au niveau médiatique, qui permet de montrer notre savoir-faire et des entreprises marseillaises artisanales qui peuvent travailler à Paris et partout ailleurs."
500 m2 de vitraux
Le chantier se déroule en deux phases, une qui se fait directement sur place à Paris et une dans l'atelier marseillais où les vitraux sont arrivés en décembre pour être nettoyés en profondeur et retrouver leur éclat d'origine. Cela commence par un décrassage à l'eau déminéralisée.
"Parfois, si on ne nettoie pas bien, il y a certaines cases qu'on ne voit pas, qui sont sous des couches de crasses", explique Flore Huneau, artisan vitrailliste.
Une fois le lavage terminé, chaque panneau est étudié avec minutie. En fonction des dégâts, Flore Huneau devra faire du collage, de la peinture ou tout simplement changer la pièce cassée.
"Ici par exemple il y avait deux casses donc j'ai collé un ruban de cuivre sur le bord de la pièce, et ensuite on vient souder à l'étain. (...) Cette pièce-là était cassée donc je l'ai refaite, recoupée et repeinte. Le but est d'essayer de retrouver le même style de l'artiste de l'époque", détaille-t-elle.
En tout, près de 500 m2 de vitraux vont être rénovés par l'atelier marseillais. La réouverture de Notre-Dame de Paris au public est prévue en 2024, le maître d'ouvrage avait confirmé début décembre que les conditions pour tenir ce délai "semblent être réunies".













