Marseille: un chant raciste entonné par les marins-pompiers? Une enquête interne ouverte

Les marins-pompiers. (image d'illustration) - Gérard Julien - AFP
Les marins-pompiers accusés de racisme. Ce mardi 7 janvier, le député phocéen LFI, Sébastien Delogu, a publié sur son compte X une vidéo qui montrerait des marins-pompiers chanter des paroles racistes, dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier.
Selon les informations de BFM Marseille Provence, la vidéo aurait été filmée depuis la Tour Trompette, dans le 13e arrondissement de Marseille, à proximité d'une résidence dans laquelle logent des marins-pompiers et leurs familles.
Sur les images, on entend des hommes chanter distinctement: "Les bougnouls, c’est tabou, on en viendra tous à bout". "Voilà des propos racistes tenus par des marins-pompiers de Marseille", a affirmé le député insoumis sur X.
Une enquête ouverte
De son côté, la mairie de la cité phocéenne indique avoir pris connaissance que des propos à caractère raciste auraient été tenus par des marins-pompiers de Marseille.
Une enquête interne a été ouverte par l’état-major du bataillon, ce lundi 6 janvier, afin de vérifier si les faits sont avérés ou non.
"L’état-major du Bataillon de marins-pompiers de Marseille a, à ma demande, immédiatement diligenté une enquête interne afin de faire toute la lumière sur ces faits et d’identifier les éventuels auteurs", a indiqué sur X, Yannick Ohanessian, adjoint au maire de Marseille.
"De lourdes sanctions seront prises"
L’élu chargé de la tranquillité, de la prévention, de la sécurité et du bataillon de marins-pompiers, n’a pas manqué de critiquer Sébastien Delogu pour la diffusion de la vidéo.
"Il est regrettable que le député ait choisi de publier cette vidéo plutôt que de la transmettre aux autorités concernées, pour faire avancer plus rapidement l’enquête déjà ouverte au sein du Bataillon", a-t-il cinglé.
La cellule communication du Bataillon des marins-pompiers de Marseille a indiqué que "si les faits sont avérés, de lourdes sanctions seront prises en interne et en externe".
"Les propos discriminatoires et à caractère raciste ne sont pas tolérés et n'ont pas leur place dans nos institutions", a-t-elle conclu.













