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Marseille: l'homme suspecté d'avoir dégradé une stèle commémorative écroué et jugé en janvier

BFM Marseille FB avec AFP
Le monument en hommage aux victimes d'attentats érigé à Marseille a été vandalisé en novembre 2024.

Le monument en hommage aux victimes d'attentats érigé à Marseille a été vandalisé en novembre 2024. - BFM Marseille Provence

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Cet homme de 43 ans est suspecté d'avoir vandalisé le monument dédié aux victimes d'attentats de la gare Saint-Charles. Il a été présenté en comparution immédiate mercredi 13 novembre. Son procès été renvoyé et une expertise psychiatrique a été ordonnée.

L'homme suspecté d'avoir dégradé la stèle de la gare Saint-Charles en hommage aux victimes d'attentats a été placé en détention provisoire et sera jugé le 21 janvier, a indiqué le parquet de Marseille ce jeudi 14 novembre.

Le procès de cet homme de 43 ans, présenté en comparution immédiate mercredi, a été renvoyé et une expertise psychiatrique a été ordonnée, a ajouté le parquet, confirmant une information du journal La Provence.

"En garde à vue, il a présenté des troubles de la personnalité", a précisé son avocat, Me Kevin Lefebvre-Goirand, à l'Agence France-Presse (AFP).

Un suspect "de nationalité française"

Dans un communiqué, Me Lefebvre-Goirand a également tenu à rappeler que son client, qui est sans domicile fixe, était "de nationalité française", "contrairement aux informations relayées". "Il n'est donc absolument pas en situation irrégulière sur le territoire français".

Après son arrestation en début de semaine, des médias, ainsi que certains élus d'extrême-droite sur les réseaux sociaux, avaient affirmé que le suspect était "un Algérien", "sous OQTF", une obligation de quitter le territoire français.

La dégradation du monument érigé en 2018 a eu lieu dans la nuit de dimanche à lundi. La plaque "À la mémoire des victimes des attentats terroristes" avait été dérobée et son support vitré, orné d'un drapeau français, présentait des traces noires de dégradation par incendie.

Cette stèle, en hommage aux victimes d'attentats, avait été installée sur le parvis de la gare Saint-Charles là où deux jeunes femmes, Laura Paumier, 22 ans, et Mauranne Harel, 20 ans, avaient été poignardées à mort le 1er octobre 2017 par un ressortissant tunisien de 29 ans. L'auteur de l'attaque avait été abattu par les forces de l'ordre.