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Marseille: des piscines privées pour apprendre aux jeunes des quartiers prioritaires à nager

BFM Marseille Nicolas Dumas avec Alixan Lavorel
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Deux élèves marseillais sur trois en zone prioritaire ne savent pas nager à leur entrée au collège dans la cité phocéenne.

"J'habitais dans les quartiers nord de Marseille et je n'ai pas eu accès à la piscine facilement". Ces mots sont ceux d'Andréa, une Marseillaise de 25 ans, qui comme beaucoup de jeunes n'a pas eu la chance d'apprendre à nager dès leur plus jeune âge.

Pour remédier à cela, l'association Contact Club s'est donnée pour mission de venir en aide à tous les jeunes des quartiers prioritaires et leur apprendre à nager au sein des piscines privées de certains Marseillais mettant à disposition leurs bassins.

Le projet Eau-rizon a donc vu le jour, et permet de bénéficier de dix heures de cours de natation, étalées sur cinq semaines.

"Je n'arrivais pas du tout à entrer dans la piscine, j'avais très peur. Là, je sens que je me détends. Je flotte, je suis déjà contente", confie Andréa, Marseillaise de 25 ans qui participe au projet, au micro de BFM Marseille Provence.

"Une démarche citoyenne"

Si pour certain, ces cours permettent de se familiariser avec la natation et se sentir plus à l'aise dans l'eau, pour d'autres comme Aurine, une jeune habitante d'un quartier prioritaire de Marseille, ils peuvent également être une opportunité pour leur futur. La jeune femme espère pouvoir décrocher son brevet de surveillant de baignade pour à son tour "entraîner des personnes âgées à faire de la natation".

Si pour ces jeunes, leur baptème de l'eau se déroule dans la piscine d'une habitante du quartier Saint-Barnabé à Marseille, qui y voit "une vraie démarche citoyenne", l'association Contact Club est également à la recherche d'autres bassins en ville, mais également de maîtres-nageurs, pour développer le projet Eau-rizon.

"On lance un appel parce que nous avons besoin d'autres particuliers pour nous ouvrir les portes afin de donner à ces jeunes des opportunités", indique Jean-Louis Kamba Malu, chargé du projet Eau-rizon, au micro de BFM Marseille-Provence.

Le dispositif semble essentiel à Marseille, deux élèves sur trois en zone prioritaire ne savent pas nager à leur entrer au collège dans la cité phocéenne. L'une des raisons de cette faible statistique pourrait être le manque de bassins disponibles dans la Ville, qui possède six fois moins de piscines municipales que la moyenne nationale.