Les producteurs de calissons d'Aix-en-Provence souhaitent être protégés par un label IGP

Dans l'atelier du "Roy René", la recette du calisson d'Aix-en-Provence n'a pas changé depuis 1920. Certains salariés confectionnent les confiseries ovales à base d'amande, de sucre et de melon depuis plusieurs dizaines d'années. Pourtant, les calissonniers doivent faire face à la menace de la concurrence étrangère.
Le calisson "fait partie d'Aix, du patrimoine", martèle Aline, salariée chez "Le Roy René" depuis 30 ans. "Il ne faut pas que ça s'expatrie quelque part. Ça a été de génération en génération et on continue."
Bientôt une IGP?
En 2016, le secteur a tremblé lorsque la marque a été déposée par une entreprise chinoise. Pour s'éviter ce type d'épisode à l'avenir, les calissonniers ont déposé en mars 2023 un recours en reconnaissance d'indication géographique protégée (IGP).
"Il faut garder notre savoir-faire et tout ce que les paysans font dans la région, entre les amandes, les melons, les écorces d'orange", explique Pierrot, calissonnier depuis 36 ans.
Le sigle européen IGP permet de lier la confection d'un produit à une région bien délimitée, et ainsi de le protéger de toute concurrence directe au sein de l'UE, en interdisant les appellations similaires pour des produits conçus hors du périmètre. En France, le jambon de Bayonne ou encore le riz de Camargue bénéficient par exemple de cette protection.













