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Courant, pentes glissantes: une campagne de prévention contre la baignade dans le canal de Marseille

BFM Marseille Manon Mugica avec Marine Langlois
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La société eau de Marseille métropole alerte contre les risques de noyade dans le canal de Marseille.

Il y a une vingtaine d'années, un jeune garçon est mort noyé dans le canal de Marseille. Si l'eau parait calme, la vitesse est en réalité forte (jusqu'à un mètre par seconde). Alors que l'été approche, la société eau de Marseille métropole déploie sa campagne de prévention contre les noyades.

"Dès l'instant où on va être immergé, on va être aspiré par les pieds, vers le bas. Le siphon traverse la route -il y a environ 6 mètres de profondeur- et ressort de l'autre côté", explique le maître principal Jérôme, du bataillon des marins-pompiers.

Avant d'ajouter: "Donc il faut avoir une bonne apnée et ne pas croiser de branchage ou d'embâcle à l'intérieur qui viendrait nous bloquer et nous empêcher de sortir."

"On ne peut pas remonter quand on est tombé"

Les rebords sont par ailleurs glissants à cause de limon. Il est donc impossible de sortir de l’eau sans aide extérieure. Ajoutons à cela le risque d'hydrocution.

"On a une eau qui est plutôt fraîche, une eau qui vient des Alpes. On a un courant important, plus important que celui qu'on peut rencontrer sur une plage. On a des berges qui sont pentues et glissantes" détaille Emmanuel Guiol, directeur adjoint des exploitations de la société eau de Marseille Métropole.

"Donc on ne peut pas remonter quand on est tombé dans le canal de Marseille", résume le directeur adjoint des exploitations de la société eau de Marseille Métropole.

Même si la baignade est strictement interdite, la tentation est parfois plus forte, surtout chez les jeunes. "Ils ne sont pas munis de moyens de transports, s'ils veulent aller se baigner à la plage, ils doivent prendre le bus et ça peut être long. C'est ce public-là qu'on vise, qui n'a pas forcément conscience du danger", continue Emmanuel Guiol.

Pour réduire les risques d'accidents, des échelles et lignes de vie jalonnent le parcours du canal.