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"Agir pour une ville plus verte": Marseille vise la neutralité carbone d'ici à 2030

BFM Marseille Florian Bouhot , Journaliste BFM Régions
Vue du Vieux-Port de Marseille le 25 octobre 2021.

Vue du Vieux-Port de Marseille le 25 octobre 2021. - Nicolas TUCAT © 2019 AFP

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Benoît Payan a annoncé mercredi que sa ville était candidate à un programme européen, donnant accès à des financements pour atteindre un strict équilibre en quantités de C02 émises et captées.

Dans une ville où le béton et la biodiversité se côtoient de près, l'objectif semble ambitieux. Souhaitant "agir pour une ville plus verte", Benoît Payan a annoncé mercredi avoir déposé la candidature de Marseille au programme européen des 100 villes neutres pour le climat.

Un programme qui s'inscrit dans le cadre de Green New Deal, lequel vise à réduire d'au moins 55 % les émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2030. Seront retenues par la Commission européenne les candidates jugées capables d'aller encore au-delà de cet objectif.

L'obtention d'un tel label ouvrirait pour Marseille la voie à des financements européens lui permettant de réduire son empreinte environnementale. Et d'atteindre, espère-t-elle, un strict équilibre entre les quantités de gaz à effet de serre émises dans l'atmosphère et celles captées, que ce soit par les puits naturels -forêts, sols, mer- ou bien artificiels, avec des systèmes de captage de CO2.

Pour rappel, la neutralité carbone fait partie des engagements inclus dans les Accords de Paris, signés en 2015, mais avec pour horizon 2050 et non 2030.

70 acteurs engagés

"Pour ce projet, Marseille a fait le choix de s’engager sur la mobilité, la réhabilitation thermique des logements et équipements publics, la production d'énergie durable, le retour de la nature en ville, l'inclusion citoyenne et l'innovation", a exposé Benoît Payan sur son compte Twitter.

Pour atteindre son objectif, la municipalité se réjouit de pouvoir compter sur 70 acteurs privés, publics ou associatifs, parmi lesquels la région, la métropole, Aix-Marseille Université, la CMA CGM, France Nature Environnement, Cap au Nord Entreprendre, l’APHM, la Banque des Territoires, la LICA ou encore l’Olympique de Marseille.

Lyon également candidate

La tâche s'annonce cependant ardue. Si Marseille peut se targuer d'avoir dans son escarcelle le parc national des Calanques et d'être bordée par la mer, la ville doit également composer avec une concentration démographique substantielle. Cela n'est pas sans conséquence sur les transports.

Si des projets estampillés mobilités douces se développent dans la métropole, la voiture est toujours reine. Selon la ville, 1.031.605 tonnes de C02 sont rejetées par an à Marseille, dont "près de la moitié" par le transport et l'utilisation de la voiture.

Marseille n'est pas la seule ville française à viser le label européen. Lyon est également sur les rangs.