Un foyer de dermatose nodulaire signalé dans un élevage du Rhône, une première dans le département
Bovin (photo d'illustration). - CHARLY TRIBALLEAU © 2019 AFP
Un foyer de dermatose nodulaire (DNC) a été recensé dans le Rhône, sur la commune de Saint-Laurent-de-Chamousset, a appris BFM Lyon de la part du Groupement de défense sanitaire (GDS).
Il s'agit du premier cas signalé dans le département. La dermatose nodulaire est une maladie de la peau qui se manifeste par l’apparition de lésions cutanées sur la peau d'un bovin.
"Ce premier foyer dans le Rhône est aussi le premier dans un département situé hors de la zone réglementée depuis l’émergence de la maladie, en juin dernier en Savoie. Le dernier foyer avait été détecté le 6 septembre dans l’Ain", précise le ministère de l'agriculture dans un communiqué.
Pas de risque pour l'homme
Alors qu'un zonage est en cours, une vaccination obligatoire des bovins dans un rayon de 50 km autour du foyer a également été mise en place, selon le Groupement de défense sanitaire.
"La DNC n'est pas transmissible à l'homme (...). Il n'y a en outre aucun risque pour la santé humaine lié à la consommation de produits issus de ces animaux", indiquait le ministère de l'Agriculture en juin.
En revanche, "cette maladie animale est fortement préjudiciable à la santé des bovins et conduit à des pertes de production importantes", ajoutait le ministère. Plusieurs cas ont été signalés en France au cours des derniers mois, et des milliers de bovins ont dû être abattus.
Les bovins contaminés vont être abattus
Un arrêté a été pris par la préfecture. Celui-ci prévoit justement "l’abattage de l’unité de bovins dans laquelle la présence de la DNC a été confirmée en application du plan ORSEC épizooties majeures".
Un second arrêté émis par la préfecture "instaure de zones réglementées autour des foyers afin d’éviter que cette maladie ne s’installe". Des vétérinaires visiteront les élevages de la zone.
"Un appui et une écoute sont ainsi mis en place auprès de l’éleveur concerné par le foyer de dermatose nodulaire, en lien avec les représentants de la Chambre d’Agriculture, le Groupement de défense sanitaire et la cellule Réagir", affirme également la préfecture.













