"Silence absolu", "colliers noirs": des parents dénoncent des règles "rigides" d'une école de Villeurbanne
Depuis l'arrivée d'une nouvelle directrice, certains parents estiment les règles imposées comme trop "rigides" pour leurs enfants. - Capture d'écran Google Street View
"Pour nous cette école, historiquement reconnue pour son excellence et la sérénité qui y régnait, est aujourd’hui confrontée à des changements qui suscitent l’inquiétude de nombreux parents", ont dénoncé auprès du Progrès des parents d'élèves scolarisés à l'école élémentaire privée de la Nativité à Villeurbanne.
Cette école se différencie par des classes uniques, lui donnant un aspect familial et permettant aux élèves de créer des liens durant toute leur scolarité. Comme dans chaque école, il y a bien sûr des règles à respecter. "Mais depuis l’arrivée d’une nouvelle direction et le turn-over des maîtres et maîtresses, ces règles de fermeté, souvent perçues comme rigides, viennent perturber le quotidien de nos enfants et le nôtre", assurent ces parents.
"Profond malaise"
Ces règles, instaurées par l'école, sont nombreuses à être pointées du doigt par les parents. "Ce qu’il se passe à la cantine. Un silence absolu est imposé aux élèves durant le repas alors que ce temps devrait être une pause et non une source de stress", déplorent-ils.
Les règles vont même jusqu'à être humiliantes pour les élèves. "La mise en place de colliers blancs, pour les enfants sages, de colliers noirs pour ceux qui font des bêtises. Cela créé un profond malaise chez nos enfants", selon eux.
De plus, les horaires de célébration de la messe auraient changé. "Une messe était proposée aux enfants à 16h30. Aujourd’hui elle l’est pendant les heures de cours!", indique une mère. Donc, c'est comme si elle devenait obligatoire. Selon les informations du Progrès, si un élève ne veut pas y aller, il doit quitter l’école l’après-midi entier.
"Une gestion plus équilibrée et respectueuse"
Pour autant, tous les parents ne sont pas du même avis. "Dans cette classe, où se trouve ma fille aussi, il y a quelques éléments perturbateurs et je peux comprendre que leur maîtresse essaie tout ce qu’elle peut pour les calmer", affirme une maman.
L'Apel du Rhône et l'Organisme de gestion de l'enseignement catholique (Ogec), les deux associations de parents d'élèves de cette école, ainsi que le Diocèse ne se sont pas encore manifestés.
La majorité des parents signalent des "méthodes étranges" au sein de cette école et souhaitent "obtenir une gestion plus équilibrée et respectueuse du bien-être des élèves".













