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Oullins-Pierre-Bénite: relaxe pour les militants écologistes qui s'étaient introduits sur le site d'Arkéma

BFM Lyon Jordan Muzyczka avec Mathias Fleury
Des membres d'Extinction Rébellion lors d'une action de blocage de l'usine Arkema à Oullins-Pierre-Bénite (Rhône) le samedi 2 mars 2024.

Des membres d'Extinction Rébellion lors d'une action de blocage de l'usine Arkema à Oullins-Pierre-Bénite (Rhône) le samedi 2 mars 2024. - BFM Lyon

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Le 2 mars, huit militants écologistes s'introduisaient au sein du site Arkéma d'Oullins-Pierre Bénite, qu'ils accusent de contaminer l'eau de la zone. Lors de leur procès ce vendredi, ces derniers ont tous été relaxés.

Les huit militants écologistes qui s'étaient introduits au sein du site Arkéma d'Oullins-Pierre-Bénite ont été relaxés ce vendredi 5 juillet, a appris BFM Lyon. Ils étaient poursuivis pour "participation à un groupement en vue de la préparation de violences ou de dégradations".

Trois à six mois de prison avec sursis avaient été requis par le procureur le 19 juin dernier. Lors du délibéré, les juges ont estimé que les poursuites représentaient "une ingérence disproportionnée dans l'exercice de la liberté d'expression".

Une action contre la pollution aux PFAS

Le samedi 2 mars, en début d'après-midi, ces membres d'Extinction Rebellion et de Youth for Climate avaient sectionné les grillages de l'entrée de l'usine pour s'y introduire. À l’intérieur, ils avaient déployé deux banderoles, dont l'une où l'on pouvait lire "poison" avec une tête de mort et avaient dégradé les locaux.

Des tags avaient également été réalisés sur des murs, avec des inscriptions telles que "Arkemagouilles" ou "Arkéma nous empoisonne".

Les militants reprochent à l'entreprise d'être à l'origine de la diffusion d'une pollution aux PFAS, dits polluants "éternels", dans l'eau au sud de la région lyonnaise. Le 28 mai, la métropole de Lyon a demandé au juge des référés du tribunal judiciaire de Lyon d'ordonner une expertise indépendante sur le sujet. Le jugement a été mis en délibéré au 30 juillet.