Lyon: le stationnement payant en fonction du poids des véhicules étendu à de nouveaux quartiers

Lyon étend progressivement son dispositif de stationnement payant. Ainsi, ce mardi 13 mai, les propriétaires de véhicules souhaitant se garer dans les quartiers de Montchat ou de Montluc dans le 3e arrondissement, sur le quai des Étroits (5e arrondissement) ou aux abords du stade Gerland (7e arrondissement) devront sortir le porte-monnaie.
Les horodateurs de ces nouveaux secteurs arboraient déjà ce lundi la signalétique détaillant la grille tarifaire. À titre d'exemple, le propriétaire d'une voiture électrique de moins de 2,1 tonnes ou d'un véhicule thermique de moins d'une tonne payera un euro de l'heure. Il faudra payer deux euros de l'heure pour les voitures hybride rechargeable comprises entre une tonne et 1,9 tonne, ou les voiture thermique d'une tonne à 1,5 tonnes.
"Écologie punitive"
La ville propose par ailleurs le stationnement résidentiel avec des critères sociaux et familiaux. Il est d'ores et déjà possible de tester le tarif qui vous sera appliqué en utilisant le simulateur de la ville de Lyon.
"Une fois de plus, on revient à exclure des gens qui ne le méritent pas, l'écologie punitive, ça me gêne", s'agace Véronique, Iséroise de 72 ans, au micro de BFM Lyon.
Sylvie, 52 ans, qui habite dans le 3e arrondissement, craint un renchérissement des tarifs. "Je pense que ce n'est pas normal, déjà on paye c'est bien mais alors si en plus on doit payer par rapport au poids ça va être compliqué pour tout le monde", nous explique-t-elle.
Un plan en vigueur depuis l'été 2024
D'autres habitants sont plus enthousiastes comme Sandra, 49 ans, qui habite également le 3e arrondissement. "Je dirai pourquoi pas, pour l'écologie évidemment c'est bien, je ne sais pas si c'est pour ça qu'on le fait, j'ai une petite voiture donc je ne sais pas ce que ça donnera mais pourquoi pas", tempère-t-elle.
Cette tarification est entrée en vigueur à l'été 2024 après avoir été longuement discutée en Conseil municipal. La majorité municipale avait alors défendu des dispositions se voulant "plus juste" en prenant en compte "les critères sociaux" ainsi que les "situations familiales" des automobilistes lyonnais. Il doit également permettre "d'améliorer le partage de l'espace public" et de "répondre à l'urgence climatique".













