Lyon: cinq militants antifascistes jugés pour avoir emmuré le local d'une association d'extrême droite

Cinq prévenus, trois hommes et deux femmes, comparaissaient ce jeudi 26 octobre devant le tribunal de Lyon pour avoir condamné la porte du local d'une association d'extrême droite.
Les militants sont accusés en avril 2018, d'avoir emmuré l'entrée de Bastion social à l'aide de 22 parpaings. Il leur est également reproché d'avoir injecté de la colle dans la serrure.
"Une répression destinée à sauver un local fasciste"
À l’audience, comme lors de leurs gardes à vue, deux prévenus ont fait valoir leur droit au silence, à l'exception de l'un d'entre eux qui conteste les faits qui lui sont reprochés.
La procureure a néanmoins présenté des preuves à l'encontre des prévenus à l'instar de la découverte d'une truelle pleine de ciment dans l'une de leurs voitures ou encore des vidéos saisies lors d'une perquisition.
"Du côté policier et du côté du ministère public, c'est de défendre un local fasciste. Il faut assumer. Lorsqu'on se lève pour demander la condamnation de militants antifascistes en venant leur reprocher d'avoir seulement posé quelques moellons devant une porte, on est sur une répression destinée à sauver un local fasciste", déplore leur avocat, Olivier Forray, à BFM Lyon.
"Mon confrère parlait de l'importance de la résistance à Lyon, ville de résistance mais malheureusement, c'est pas qu'une ville de résistance, c'est aussi une ville de collaboration. Ce local en est le symbole et ce geste de le murer, est un symbole de résistance", poursuit-il.
800 euros d'amende ont été requis pour deux des prévenus et une amende assortie du sursis pour les trois autres. La décision a été mise en délibéré au 5 décembre prochain.













