BFM Lyon

Lyon: 300 policiers manifestent pour dénoncer leurs conditions de mobilisation lors des JO 2024

BFM Lyon Lucie Nolorgues, avec Juliette Moreau Alvarez
placeholder video
Téléchargez la nouvelle application BFM
La colère des policiers nationaux gronde, afin de demander des contreparties pour leur mobilisation exceptionnelle lors des JO 2024. À Lyon, 300 agents de police ont manifesté devant la préfecture ce jeudi 18 janvier.

Un "jeudi noir" dans toute la France, dont Lyon ne réchappe pas. Ce jeudi 18 janvier, 300 policiers nationaux se sont rassemblés devant la préfecture du Rhône, à quelques mois des Jeux olympiques et paralympiques. Les fonctionnaires de police sont appelés par les syndicats à assurer un service minimum ce jeudi, et à intervenir seulement sur réquisition.

Les syndicats UNSA et Alliance étaient reçus ce jeudi après-midi à 13h30 à la préfecture. Au cœur de leur préoccupation: leur charge de travail et leur mobilisation pendant cet événement crucial en termes de sécurité.

Une prime et un accompagnement social demandés

Le ministère de l'Intérieur leur a demandé une "mobilisation à 100%" lors des JO 2024, sans pour autant préciser les tâches qui leur seront chacun affectées. À Lyon, 11 rencontres auront lieu dans le cadre de la sécurité autour des Jeux.

Dans le Rhône, certains fonctionnaires de police pourraient notamment être envoyés en région parisienne pour renforcer les effectifs. Mais les syndicats grondent: ils craignent des répercussions sur la charge de travail des policiers restés à Lyon. Alliance et l'UNSA demandent ainsi des primes pour tous les agents jusqu'à 2.000 euros ainsi qu'un accompagnement social, en particulier sur la question des gardes d'enfant.

"Pas d'implication sans reconnaissance", peut-on lire sur les banderoles déployées devant la préfecture.

La nuit dernière déjà, les policiers des services de nuit se sont rassemblés devant l'hôtel de police Marius Berliet pour marquer le début de cette journée de mobilisation. Les syndicats, de leur côté, n'excluent pas d'organiser de nouvelles journées similaires pour faire entendre leur colère.