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"Je craque": des habitants de Couzon-au-Mont-d'Or exaspérés par le chant de deux coqs

BFM Lyon Lauriane Pelao, Adel Abderrahim avec Mélanie Hennebique
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Les habitants d'une résidence de Couzon-au-Mont-d'Or vivent depuis un an au rythme des chants de plusieurs coqs installés sous leurs fenêtres. Une nuisance sonore pour certains, à laquelle la mairie dit ne pas pouvoir remédier.

Le calme d'une résidence de Couzon-au-Mont-d'Or (Auvergne-Rhône-Alpes) est régulièrement interrompu par le chant de coqs abandonnés. Les galliformes circulent depuis plus d'un an sous les fenêtres des habitants. Pour certains, ce n'est pas un problème, comme pour Maoulida: "Je les entends crier mais, pour moi, c'est normal".

D'autres ne supportent plus les cocoricos incessants. "Voilà ce qu'ils font toute la journée", déplore Evelyne sous les chants qui résonnent au moment où elle prend la parole. "Du matin jusqu'au soir, il y en a plein la casquette. On ne dort pas puisqu'ils commencent à piailler le matin avant 5 heures. Il y a des gens qui travaillent, ils sont dans le coaltar, les enfants ne dorment plus non plus. Il y a des gens malades, et puis là, je craque", ajoute-t-elle.

Stéphanie vit au rez-de-chaussée. Cette nounou garde une petite qui peine à faire ses siestes en raison du bruit des animaux. "Dès qu'ils montent sur le rebord de la fenêtre et qu'ils chantent, ce n'est pas très agréable. Donc ça l'empêche de dormir", explique-t-elle.

La mairie dans l'incapacité d'intervenir

Les deux coqs auraient été abandonnés par un cirque de passage dans la commune. Les résidentes ont contacté la mairie de Couzon-au-Mont-d'Or pour les faire déplacer dans une ferme, mais la municipalité affirme qu'elle ne peut pas agir.

"Les coqs n'ont jamais été aperçus ailleurs que dans la résidence Alliade. Celle-ci étant un domaine privé, la commune ne peut pas intervenir pour récupérer les animaux tant qu'ils ne sont pas sur la voie publique" indique la mairie.

La municipalité invite donc le bailleur à travailler avec elle pour trouver une solution pour ces coqs abandonnés.

Dans de telles situations, il n'est pas toujours possible d'agir, en raison notamment d'une loi adoptée le 15 avril 2024 à la suite de l'affaire du coq Maurice.

Elle a permis d'admettre la notion de patrimoine sensoriel, impliquant que certains bruits ou odeurs peuvent être considérés comme faisant partie de l'environnement des campagnes françaises.

La temporalité des arrivées entre aussi en jeu, à savoir qui du chant du coq ou de l'habitant est arrivé le premier.