"Ils n'en peuvent plus": faute de remplaçants, il n'y aura pas de médecins pendant les fêtes à Colombier-Saugnieu

"Fermeture annuelle du 25 décembre inclus au 31 décembre inclus". Le message est placardé sur l'entrée de la maison de santé de Colombier-Saugnieu. Épuisés, et sans solution de remplacement, les médecins ont choisi de ne recevoir aucun patient pendant la semaine entre le réveillon de Noël et le jour de l'An.
Entre 70 et 80 consultations par jour
Dans cette Maison de santé, les médecins sont sur le pont de 8h à 21h45. Chaque jour, ils effectuent entre 70 et 80 consultations et travaillent presque 14 heures par jour, sans pause, sept jours sur sept. Une cadence soutenue et épuisante.
"On fait le maximum pour que cette maison médicale soit ouverte le plus possible, de 8h à 22h", martèle Laurent Bonnet, médecin à la Maison de santé, au micro de BFM Lyon.
S'ils avaient pu l'assurer, les professionnels de santé se seraient bien passés de la fermeture. Mais le manque de médecin les a contraints.
"On manque de médecin partout et nous avons, à l'heure actuelle, des problèmes pour rester ouverts 365 jours par an. Entre Noël et jour de l'an, on a trouvé personne pour nous remplacer", ajoute Laurent Bonnet.
"Ils n'en peuvent plus"
Ouvert au mois de janvier 2023, le lieu a déjà vu passer 15.000 patients. La raison de cette affluence, la possibilité d'obtenir une consultation, sans rendez-vous. "La maison de santé est faite sans rendez-vous, donc les gens viennent, mais certains viennent pour rien du tout", regrette Pierre Marmonier, maire de Colombier-Saugnieu.
D'après l'édile, la situation n'est pas vivable. "Ils sont au bord de la rupture. Ils n'en peuvent plus", grince-t-il au micro de BFM Lyon en évoquant l'état de fatigue des professionnels de santé.
Pour la population, cette fermeture est synonyme d'adaptation. "La fermeture, ça va nous pénaliser. On va devoir aller plus loin pour emmener les enfants s'ils sont malades, ou si nous, on tombe malade pendant les fêtes", indique Noella, mère de famille.
D'autres, malgré les risques, ont décidé de composer en solitaire. "Je me débrouille avec ce que j'ai à la maison et je sais gérer les virus actuels. J'ai plus le choix, on fait comme on peut", lance Aurélie, une autre mère de famille.
Pour éviter que la situation ne soit amenée à se reproduire, la commune demande des médecins supplémentaires.













