Excréments, urine de chèvre: le local d'une commerçante vandalisé à Saint-Symphorien-d'Ozon

"Ça faisait six mois que je n'étais pas rentrée, voilà ce que je découvre: des excréments, de l'urine de chèvre", raconte Morgane Zerari, locataire et gérante de "Mimo créatrice de saveurs".
Elle a d'abord cru à une blague, un coup monté, il n'en est rien. Depuis le 24 février 2022, cette locataire a dû fermer son restaurant. En cause, elle accuse le gérant de la SCI familiale, qui est propriétaire du local, de ne pas respecter le bail.
Coupure d'électricité, travaux non terminés canalisations défectueuses, n'ayant aucune réponse du gérant, elle est contrainte de stopper son activité, mais décide de continuer à payer le loyer pour obtenir justice. Trois ans plus tard, rien n'évolue.
"J'ai fait vraiment tout ce qu'on m'a demandé. J'ai fait venir des huissiers, à chaque fois qu'un huissier se déplace, ça coûte 500 euros et ce n'est pas pris en charge", raconte Morgane Zerari.
"J'ai payé les expertises, j'ai fait vraiment les choses dans les règles et en fait je reviens six mois après et je découvre ça. C'est ça, plus ça, plus ça, je n'en vois pas le bout", poursuit-elle.
"Ça me mine psychologiquement"
Une situation qui oblige cette restauratrice à s'adapter. Depuis deux ans, elle est traiteur à domicile malgré les difficultés qui s'accumulent.
"Mon matériel était censé me servir pour mon nouveau laboratoire parce que je n'ai pas de quoi me racheter tout un matériel complet", explique la locataire.
"Ça me mine psychologiquement, je suis enceinte de neuf mois je ne suis pas censé gérer ça, en fait. Je suis en congés maternité, je suis censé être tranquille et attendre l'arrivée de mon bébé sereinement, et ce n'est pas le cas", confie Morgane Zerari.
À la suite de la découverte de son local vandalisé, une plainte a été déposée. La locataire est en attente d'un retour de constat d'huissier. Contacté par BFM Lyon, le gérant du local n'a pas souhaité répondre.













