"Elle est totalement défigurée": des proches des victimes de l'incendie de Villeurbanne témoignent

Deux vies qui ont basculé. Deux personnes ont été grièvement blessées dans un incendie survenu dans un immeuble de Villeurbanne dans la nuit du samedi 3 au dimanche 4 février.
Un homme a dû sauter par la fenêtre pour échapper aux flammes. Il a été brûlé à 80%. Sa voisine, âgée de 69 ans, a elle aussi été grièvement brûlée.
"Ses mains, on ne sait pas si elle pourra les réutiliser"
Les proches de la sexagénaire sont venues récupérer quelques affaires ce lundi 5 février. Elles sont toujours profondément secouées par le sinistre.
"Elle est vraiment choquée, elle est totalement défigurée", rapporte Sarah Harbi, la petite-fille de la sexagénaire, au micro de BFM Lyon. "Ses mains, on ne sait pas si elle pourra les réutiliser. À un moment donné, elle leur (aux secours, NDLR) a dit 'laissez-moi ici'. C'est ça qui nous a le plus brisés. C'est qu'elle leur a dit 'laissez-moi ici, je veux mourir ici', parce qu'elle n'arrivait pas à se déplacer."
Dans un immeuble voisin, un incendie s'était également déclaré au même moment. Jean-Pierre Brice, résident de l'immeuble, a dû être évacué du deuxième étage par la grande échelle des pompiers.
"J'ai regardé par la fenêtre, j'ai vu de la fumée sortir du vasistas", raconte-t-il. "J'ai regardé plus loin, et là, par contre, il y avait des flammes."
Deux incendies d'origine criminelle
Les premiers éléments indiquent que ces deux départs de feux seraient d'origine criminelle. Une personne a été interpellée ce lundi 5 février et placée en garde à vue. Elle a été relâchée le lendemain.
Les proches des blessés se disent choqués qu'une personne soit capable de provoquer de tels dégâts.
"C'est horrible, c'est tout. Vraiment, on n'est pas en sécurité", déplore Wafia Dewitt, fille de la sexagénaire grièvement brûlée. "Ils ne sont pas conscients qu'ils mettent la vie des autres en danger. Ils n'ont pas pensé aux personnes âgées, ils n'ont pas pensé aux bébés."
Au total, 25 personnes ont dû être relogées en attendant que les deux immeubles touchés soient remis en état. La fondation Aralis, qui gère la résidence, a fait savoir à ses locataires qu'un mois de travaux est nécessaire pour remettre en état l'immeuble. Les habitants ont été relogés en hôtel en attendant.













