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Turquie : au moins 2 morts dans un attentat suicide devant l’ambassade américaine

BFM Alexandre Le Mer avec agences
L'ambassadeur américain a déclaré qu'un employé turc de son ambassade avait été tué dans cette explosion.

L'ambassadeur américain a déclaré qu'un employé turc de son ambassade avait été tué dans cette explosion. - -

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Le monde selon Trump
Un attentat suicide commis aux portes de l'ambassade des Etats-Unis en Turquie vendredi à Ankara a fait au moins 2 morts dont le kamikaze, issu de l'extrême gauche selon les autorités turques. La France condamne l'attentat « avec la plus grande fermeté ».

Un attentat suicide commis à une entrée latérale de l'ambassade des Etats-Unis en Turquie vendredi à Ankara a coûté la vie à un vigile turc et pulvérisé une porte, rapportent les autorités turques et américaines.
Le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, a imputé cet attentat, sans plus de précisions, à des « éléments terroristes » contre lesquels il a réclamé une mobilisation de la communauté internationale.
Selon le ministre turc de l'Intérieur, Muammar Guler, l'auteur de l'attentat, qui a péri dans l'explosion, semblait être un ressortissant turc. Une femme a été grièvement blessée.

Le kamikaze issu de l'extrême gauche turque

L'attaque n'a pas été revendiquée mais selon le ministre turc de l'Intérieur, l'auteur de cet attentat suicide commis vendredi à une entrée de l'ambassade des Etats-Unis à Ankara appartenait à un mouvement interdit d'extrême gauche, le Parti-Front de Libération populaire (DHKP-C) ou un autre mouvement.
L'attentat ne semble pas avoir causé de dégâts importants, hormis la porte et la maçonnerie du mur attenant. Flanqué de gardes du corps, l'ambassadeur américain, Francis Ricciardone, est sorti peu après l'explosion par la porte principale de l'enceinte diplomatique, protégée par des hauts murs.
« Nous sommes bien sûr très tristes d'avoir perdu un de nos vigiles turcs », a-t-il dit aux journalistes, en remerciant les autorités turques pour la rapidité de leur réaction.

Enorme explosion

Un journaliste de Reuters a vu une personne blessée installée dans une ambulance tandis que des policiers armés de fusils d'assaut bouclaient le secteur.
« Il y a eu une énorme explosion. J'étais assis dans ma boutique lorsque c'est arrivé. J'ai vu ce qui ressemblait à de la chair humaine par terre », a dit Kamiyar Barnos, dont la boutique, située à une centaine de mètres des lieux de l'explosion, a eu sa vitrine soufflée.
La Turquie a été déjà le théâtre d'attentats commis par des extrémistes islamistes, par des militants d'extrême gauche ou d'extrême droite et par des rebelles kurdes.
Le gouvernement conservateur, issu de la mouvance islamiste, a engagé des discussions de paix avec Abdullah Öcalan, chef emprisonné du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), qualifié d'organisation terroriste par la Turquie, les Etats-Unis et l'Union européenne.
Les rebelles du PKK s'en prennent généralement à des cibles turques, et non étrangères.
La Turquie est aussi l'un des plus virulents détracteurs du président syrien Bachar al Assad sur la scène internationale. Elle a entrepris de déployer le long de sa frontière avec la Syrie des batteries antimissiles Patriot.
Ces batteries, que font fonctionner des soldats américains, allemands et néerlandais de l'Otan, sont officiellement destinées à protéger le territoire turc de tout débordement du conflit en Syrie, où Bachar al Assad est confronté à une rébellion armée ayant fait au moins 60 000 morts

La France condamne l'attentat

Vendredi après-midi, la France a condamné l'attentat avec « la plus grande fermeté », selon les termes de Laurent Fabius, le ministre des Affaires étrangères qui exprime sa « solidarité aux autorités américaines et turques ».
Le département d'Etat américain (l'équivalent du Quai d'Orsay) a confirmé vendredi qu'un attentat terroriste avait eu lieu dans le périmètre de son ambassade à Ankara, sans donner de précisions sur les victimes, ni sur les dégâts matériels.