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Selon un ancien ministre de Tony Blair, l'Angleterre va "rester très calme"

BFM M.P
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Interviewé par Ruth Elkrief sur BFMTV ce mercredi, l'ancien ministre des affaires étrangères de Tony Blair a assuré que l'Angleterre prenait "très au sérieux" les attaques qui ont eu lieu aujourd'hui à Londres et ne cédera pas à la panique.

Une attaque terroriste a fait au moins quatre morts ce mercredi à Londres, où un homme a lancé sa voiture sur la foule sur le pont de Westminster, avant de poignarder un policier dans l'enceinte du Parlement.

"La lutte contre l'Etat islamique est dans l'actualité"

Denis Mac Shane, ancien ministre des affaires étrangères de Tony Blair, a expliqué en début de soirée sur BFMTV que la police avait d'ores et déjà le nom de l'assaillant. Ce serait "un islamiste", connu de puis plusieurs années par les services de renseignements, pour avoir notamment "hurler des insultes aux ministres il y a dix ans", selon l'ancien ministre. 

Denis Mac Shane a ensuite confirmé que les questions de sécurité étaient prises "très au sérieux" en ce moment en Angleterre, et notamment à Londres. "La lutte contre l'Etat islamique est dans l'actualité" a-t-il confié, ajoutant tout de même qu'il ne savait "pourquoi l'Angleterre" avait été touchée ce mercredi.

L'Angleterre refusera de céder à la panique

Interrogé sur les mesures qui ont été mises en place en Angleterre pour lutter contre le terrorisme, il a rappelé que le pays avait déjà subi en 2005 des attaques dans les transports publics. [Le 7 juillet 2005, quatre explosions avaient eu lieu dans les transports de Londres, faisant 52 morts et plus de 700 blessés, NDLR]. Denis Mac Shane a également ajouté que l'Angleterre avait connu pendant plus de trente ans les attaques de l'IRA. [L'Armée républicaine irlandaise provisoire, organisation paramilitaire irlandaise qui militait pour l'indépendance de l'Irlande du Nord, NDLR].

"On s'est habitué, la vie est normale" constate-t-il aujourd'hui. 

Cette fois-ci c'est plutôt le choix de la cible visée, celle du Parlement, qui a "beaucoup choqué" les Anglais. Pour autant, il reste confiant sur le fait que l'Angleterre saura "rester très calme" et refusera de "paniquer".