Rendez-vous réussi entre la sonde japonaise Hayabusa2 et un lointain astéroïde

Des chercheurs de l'Agence spatiale japonaise (Jaxa) suivent le périple de la sonde Hayabusa2, le 22 février 2019 dans la salle de contrôle de Sagamihara - Handout, ISAS-JAXA/AFP
La sonde japonaise Hayabusa2 a réussi à se poser vendredi sur un lointain astéroïde, à plus de 300 millions de kilomètres de la Terre, un contact furtif pour collecter des poussières du sol de ce corps interstellaire afin d'en savoir plus sur la formation de notre système solaire.
Comme prévu, la sonde ne s'est apparemment posée que quelques secondes.
Dans la salle de contrôle, les ingénieurs sont apparus d'abord anxieux puis se sont mis à applaudir de joie quand la sonde a donné un signal positif, selon des images diffusées sur internet.
"Nous sommes vraiment soulagés. Nous avons vraiment trouvé le temps long avant l'atterrissage. Cela s'est bien passé, nous sommes très contents", a dit ensuite un responsable de la mission lors d'une première conférence de presse.
La Jaxa doit encore analyser diverses données pour donner les détails de l'opération, mais "nous avons confirmé que la sonde s'est bien posée sur Ryugu et nous pensons que nous avons fait un travail parfait", s'est réjoui un autre membre de l'agence devant les médias.
Hayabusa "est revenu comme programmé à sa position orbitale autour de Ryugu et a envoyé de premières indications qui montrent que le contact avec l'astéroïde a bien eu lieu", a-t-il poursuivi.

La descente de Hayabusa2 vers l'astéroïde Ryugu avait commencé jeudi à 13H15 (04H15 GMT) avec retard. Mais la sonde est finalement entrée en contact avec l'astéroïde près d'une heure plus tôt qu'annoncé, en tout début de matinée au Japon, a annoncé l'Agence d'exploration spatiale japonaise (Jaxa) qui gère cette mission délicate avec une extrême prudence.
L'astéroïde Ryugu est situé à quelque 340 millions de kilomètres de la Terre, ce qui explique qu'il faille un peu de temps avant que les données parviennent au centre de contrôle de la mission.
Une deuxième conférence de presse était prévue plus tard dans la journée pour donner davantage de précisions.
Il faudra plusieurs jours pour acquérir la certitude que les échantillons de sol ont bien été collectés.













