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Quand Air France fait le plein à... Damas

BFM La Rédaction avec Céline Martelet
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Un avion d’Air France pour le Liban n’a pu pas se poser sur l’aéroport Rafic Hariri de Beyrouth en raison de tensions et de menaces d'enlèvements à destination. Faute de carburant, l’aappareil a dû aller faire le plein à… Damas, en Syrie, avant de rejoindre Chypre.

Les quelques 150 passagers du vol AF562 d'Air France ne s'attendaient sûrement pas à une telle soirée. Ils voulaient aller à Beyrouth, ils ont finalement passé près d'une heure sur le tarmac de l'aéroport de... Damas, au coeur de la Syrie en pleine guerre civile, avant de se poser à Chypre dans la nuit. Leur vol Air France aurait dû se poser à 21h45 dans la capitale libanaise, mais au dernier moment, après une heure en rond au-dessus de l’aéroport, la compagnie a décidé de dérouter son Airbus.

Menaces d'enlèvements au Liban

En cause : des manifestations autour de l'aéroport international Rafic Hariri et des menaces d’enlèvements. Mercredi soir, les routes d'accès étaient toutes coupées par des manifestants chiites qui protestaient contre l'enlèvement de plusieurs Libanais chiites, dont Hassan El Mokdad, membre d’une puissante famille de Beyrouth.
Air France, qui dit avoir été alerté de menaces d'enlèvements, a donc préféré dérouter son vol. Problème, l'appareil n’avait plus beaucoup de carburant. Il lui en restait tout juste assez pour se rendre à Damas, la capitale syrienne, théâtre de violents combats depuis près d'un mois.
Finalement, en un temps record, l'Airbus a pu faire le plein pour redécoller un peu avant minuit direction l'aéroport de Lanarca, à Chypre. Les passagers y ont passé la nuit et leur avion doit repartir ce jeudi en début d’après-midi, direction Beyrouth. « L'avion repartira pour Beyrouth de l'aéroport de Larcana à Chypre vers 14h, heure de Paris, et les deux rotations quotidiennes reprennent normalement », a indiqué la porte-parole d'Air France, ajoutant que ces décisions restaient « sous réserve que la situation reste calme » au Liban.
Plusieurs pays, comme l'Arabie Saoudite et les Emirats Arabes Unis notamment, ont ordonné mercredi à leurs ressortissants de quitter immédiatement le Liban.