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Pour Joe Biden, un président "responsable" de tant de morts ne peut pas rester au pouvoir

BFM François de La Taille avec AFP
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Le monde selon Trump
La gestion de la pandémie de Covid-19 par l'administration Trump était au menu du dernier débat entre le président sortant et son challenger Joe Biden. Le candidat démocrate a accusé son adversaire d'être responsable de la mort de 220.000 Américains.

Le candidat démocrate à la présidentielle américaine Joe Biden a vivement critiqué jeudi Donald Trump sur sa gestion de la crise du coronavirus, qui le disqualifie selon lui pour rester au pouvoir, en ouverture de leur dernier débat télévisé à Nashville, à 12 jours du scrutin.

"Quelqu'un qui est responsable d'autant de morts ne devrait pas pouvoir rester président des Etats-Unis d'Amérique", a déclaré le Démocrate, accusant le président américain de ne "toujours pas avoir de plan" pour gérer l'épidémie de Covid-19.

La pandémie de Covid-19 a causé plus de 222.000 morts aux Etats-Unis, de loin le pays le plus touché du monde.

"Le président n’a pas dit ce qu’il savait en janvier, qu’il y avait des contaminations atmosphériques. Il savait que c’était dangereux car il ne voulait pas que les Américains paniquent, mais c’est lui qui a paniqué", a de nouveau tancé l'ancien vice-président de Barack Obama, qui s'attend à "un hiver très sombre" d'autant que selon lui, son adversaire "n'a aucun plan."

Bientôt un vaccin?

"Nous le combattons très fermement", a de son côté répondu le président républicain, arrivé sans masque sur scène trois semaines après avoir été diagnostiqué positif au coronavirus. Il a justement évoqué sa propre hospitalisation et guérison en assurant à nouveau être "immunisé".

"J’ai été à l’hôpital, j’ai eu le Covid, mon état de santé s’est amélioré. J’ai reçu une thérapie, mon état de santé s’est rapidement amélioré et maintenant, je suis immunisé, on ne sait pas pour combien de temps", a-t-il précisé.

Pour autant, Donald Trump a également assuré qu'un vaccin serait disponible dans les semaines à venir. Ce dernier a évoqué 100 millions de flacons, qui pourraient être distribués par l'armée.

"Nous avons un vaccin qui arrive, il est prêt, il sera annoncé dans les prochaines semaines", a-t-il encore assuré, avant de se montrer plus évasif sur le calendrier.