Daesh vend des esclaves sexuelles sur WhatsApp et Telegram

Des femmes de la communauté yézidie, en Irak, en janvier 2015. (photo d'illustration) - Safin Hamed - AFP
Il existait déjà un catalogue des femmes enlevées par Daesh et réduites en esclavage. D'après l'Associated press, elles sont aussi mises en vente sur Telegram et WhatsApp, deux applications de messagerie aux données cryptées. C'est un activiste yézidie qui a révélé l'histoire à l'agence de presse américaine.
Un marché aux esclaves en ligne
Un message sur Telegram propose une jeune fille "vierge, belle". "12 ans... Son prix est fixé à 12.500 dollars et elle sera vendue bientôt", détaille l'auteur. La publicité a été postée dans une conversation cryptée comprenant des centaines de membres parmi des annonces pour des chatons et des armes, explique AP. Le militant a montré à l'agence de presse des conversations de négociations menées sur WhatsApp. Une femme est à vendre pour 3.700 dollars, elle a aussi deux filles en bas âge. D'après les documents consultés, les filles vendues sur les applications n'ont jamais plus de 30 ans. Son interlocuteur l'invite aussi à le recontacter s'il connaît un propriétaire qui souhaite vendre une femme.
C'est l'application Telegram qui est utilisée en priorité par les esclavagistes. Très populaire au Moyen-Orient, elle permet d'échanger des données cryptées. Avec WhatsApp, les entreprises assurent supprimer ce type de conversation dès qu'elles sont dénoncées ou rendues publiques.
Plus de 3.000 Yézidies détenues
La minorité kurde yézidie est la cible systématique des combattants de Daesh. Les femmes mariées de force ou vendues au plus offrant, parfois à plusieurs reprises font partie des premières victimes du groupe terroriste, avec les enfants.
Environ 3.200 yézidies sont entre les mains de Daesh selon l'ONU, qui juge qu'un "génocide est en cours" contre cette population.











