Le métro de Londres bannit les publicités de 12 pays aux lois homophobes

Le métro londonien le 11 décembre 2018. - Oli Scarff - AFP
Les publicités émanant de pays homophobes ne sont plus les bienvenues dans le métro londonien.
"Les régimes qui enfreignent les droits de l’Homme de manière flagrante ne devraient pas être autorisés à y faire de la publicité", a indiqué un porte-parole de la ville à The Independent.
L'organisme public Transport for London (TfL) a donc décidé de ne plus afficher les publicités provenant de l’Iran, l’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, le Qatar, la Somalie, le Nigeria, l’Afghanistan, le Soudan, le Yemen, le Pakistan, et la Mauritanie. Onze Etats qui ne respectent pas les droits des personnes LGBT, dont six appliquent la peine de mort en cas de relation homosexuelle.
"Libre d'aimer qui on veut"
"Les publicités de TfL sont vues par des millions de personnes chaque année et, compte tenu du rôle mondial que joue Londres dans la défense des droits des LGBT+, le maire a demandé à TfL de revoir la manière dont elle traite la publicité et les parrainages de pays dotés de lois homophobes", explique un porte-parole de la mairie au quotidien britannique.
Cette initiative a été impulsée par une élue locale, Caroline Russel. L'écologiste avait déjà sensibilisé le maire Sadiq Khan sur le sujet le mois dernier et avait obtenu que les publicités provenant du sultanat de Brunei soient bannies. L'ancien protectorat britannique a mis en place un nouveau code pénal qui punit l’homosexualité de la peine de mort par lapidation ou coups de fouet. Sous la pression internationale, Brunei vient toutefois de suspendre la peine capitale pour les homosexuels.
D'après un porte-parole de la mairie, Sadiq Khan s'est dit "fier que Londres soit une ville où on est libre d'être qui ont veut, d'aimer qui on souhaite".













