Français enlevés au Cameroun : Paris envoie des gendarmes sur place

Des forces spéciales françaises sont arrivées au Cameroun mercredi 20 février, en provenance du Tchad - -
Le ministère de la Défense a indiqué mercredi que des gendarmes français étaient au Cameroun pour participer à l'enquête sur l'enlèvement des sept otages français dans le nord du pays. « Hier (mardi), une équipe de gendarmes français s'est rendue sur les lieux de l'enlèvement, en accord et en étroite coordination avec la police camerounaise, afin d'établir des constats nécessaires à l'enquête. Ils étaient protégés par des militaires français », a expliqué le ministre Yves le Drian. « Ils ne sont pas en train de récupérer les otages », a-t-on assuré. Interrogée sur la durée de la présence de ces gendarmes et de ces militaires sur place, le ministère a indiqué : « Ils y étaient essentiellement hier (mardi), ils ont dû revenir aujourd'hui (mercredi) ». Il a démenti qu'il s'agisse de membres des forces spéciales, comme l'a dit le gouverneur de la région de l'Extrême-Nord camerounais, Augustine Fonka Awa.
De leur côté, les autorités camerounaises ont affirmé que des forces spéciales françaises basées au Tchad étaient arrivées dans le pays pour participer aux recherches. « Les forces spéciales françaises sont arrivées hier de N'Djamena pour contribuer à l'enquête. Elles sont reparties hier et sont revenues aujourd'hui », a dit à Reuters Augustine Fonka Awa. A Paris, un porte-parole de l'état-major des armées a souligné que la Défense ne commentait jamais les éventuelles opérations des forces spéciales.
Les otages emmenés au Nigeria, selon Yaoundé
Par ailleurs, selon les autorités camerounaises, les sept Français enlevés ont été conduits au Nigeria par leurs ravisseurs. « Les ravisseurs ont franchi la frontière nigériane avec leurs otages », a déclaré le secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères Joseph Dion Ngute, dans un communiqué. Par la suite, il a précisé que les ravisseurs et leurs otages s'étaient dirigés vers le Nigeria tout d'abord en voiture, mais que celle-ci était tombée en panne. Ils ont alors continué à moto. « Nos forces, et celles du Nigeria, ont été placées en alerte, mais avant qu'elles aient pu réagir, les ravisseurs avaient disparu », a expliqué le secrétaire d'Etat. Au Nigeria, le colonel Sagir Musa, porte-parole de l'armée, s'est borné à dire que les forces nigérianes étaient en alerte, « prêtes à arrêter les éléments criminels ou terroristes entrés sur notre territoire ».
L'enlèvement n'a pas été revendiqué, mais selon le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, les éléments disponibles laissent penser qu'il est l'oeuvre de la secte islamiste nigériane Boko Haram.













