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Crash MH17: les premiers corps de victimes sont arrivés aux Pays-Bas

BFM D. N. avec AFP
Sur la base d'Eindhoven aux Pays-Bas, le 22 juillet 2014, un Boeing C17 de l'armée de l'air australienne qui est, avec d'autres avions hollandais, chargé du rapatriement des corps du crash du vol MH17.

Sur la base d'Eindhoven aux Pays-Bas, le 22 juillet 2014, un Boeing C17 de l'armée de l'air australienne qui est, avec d'autres avions hollandais, chargé du rapatriement des corps du crash du vol MH17. - -

L'avion avec les premiers corps de victimes du crash du vol MH17 en Ukraine était parti mercredi de Kharkiv pour les Pays-Bas. Les boîtes noires de l'appareil ont été transmises aux enquêteurs britanniques.

Les deux avions contenant les premières dépouilles des victimes du vol MH17 ont atterri mercredi vers 15h50 à l'aéroport d'Eindhoven dans le sud des Pays-Bas. Des proches ou des familles des victimes, le couple royal néerlandais et le Premier ministre Mark Rutte étaient notamment présents sur le tarmac pour accueillir l'appareil de l'armée néerlandaise, qui transporte 16 cercueils, et un transporteur australien, qui en contient 24.

Les Pays-Bas observent mercredi un jour de deuil national en hommage à 193 de leurs ressortissants morts dans cet avion, abattu peut-être "par erreur" par des séparatistes prorusses.

Six jours après la catastrophe qui a fait 298 morts en zone rebelle dans l'est de l'Ukraine et provoqué un choc et l'indignation dans le monde, de nombreux corps seraient encore sur le lieu du crash "en plein air", s'est indigné mercredi le Premier ministre australien Tony Abbott.

"Il est tout à fait possible que beaucoup de corps soient encore là-bas, en plein air, sous le soleil de l'été européen, soumis à des interventions extérieures et aux ravages de la chaleur et des animaux", a déclaré Tony Abbott.

A Kharkiv, ville dans l'est de l'Ukraine sous contrôle du gouvernement de Kiev, une minute de silence a été observée à l'aéroport d'où quarante cercueils avec les dépouilles sont partis mercredi quelques minutes avant midi (9 heures GMT) vers les Pays-Bas.

Avant d'être portés dans l'avion, quatre cercueils en bois clair avaient été posés sur des catafalques marrons près de l'avion, selon une journaliste de l'AFP. Quarante cercueils au total devaient partir mercredi à bord de deux avions.

Des dizaines de policiers en uniforme bleu étaient au garde à vous derrière l'un des deux avions Hercule C-130.

Les boîtes noires remises aux enquêteurs britanniques

Les boîtes noires transmises aux enquêteurs néerlandais, qui vont diriger l'enquête internationale sur la cause du crash sont arrivées mercredi au Royaume-Uni, où elles été remises aux enquêteurs britanniques pour être analysées.

Il est peu probable, cependant, qu'elles permettent d'identifier l'origine du tir fatal.

Le Boeing 777 qui assurait la liaison Amsterdam-Kuala-Lumpur a très probablement été abattu par un missile parti de la zone contrôlée par les rebelles soutenus par la Russie, selon les Etats-Unis.

"L'explication la plus plausible c'est qu'il s'agit d'une erreur" et que le missile a été tiré "par un équipage mal entraîné", alors que le système utilisé --une batterie de missiles sol-air de fabrication russe Bouk-- demande un certain savoir-faire et de l'entraînement, a indiqué un haut responsable du renseignement américain qui a requis l'anonymat.

Le président américain Barack Obama a affirmé que Moscou ferait face à des "coûts supplémentaires" en cas de poursuite de sa stratégie de déstabilisation en Ukraine.

L'Union européenne prépare de son côté de nouvelles sanctions ciblées contre la Russie accusée de fournir des armes aux insurgés.