Ashya King: le traitement prévu en Angleterre l'aurait réduit à un "état végétatif"

L'hôpital de Malaga où se trouve Ashya King. - Marcos Moreno - AFP
Le traitement prévu en Grande-Bretagne pour soigner Ashya King, atteint d'une tumeur au cerveau, aurait réduit l'enfant à un "état végétatif", a affirmé mercredi son père, Brett King, qui s'apprêtait à aller rejoindre son fils hospitalisé à Malaga, dans le sud de l'Espagne.
"Les médecins savaient que nous allions partir mais n'ont pas voulu nous aider", a ajouté devant la presse Brett King, arrêté samedi dernier en Espagne sur mandat de la police britannique pour avoir fait sortir son fils d'un hôpital anglais dans l'espoir d'aller le faire soigner à l'étranger.
En Espagne pour "payer un traitement privé" à Ashya
"Je suis venu ici en Espagne pour vendre ma maison pour payer un traitement privé à mon fils", a déclaré d'une voix assurée, en espagnol, Brett King, 51 ans, devant les nombreux journalistes rassemblés dans le bureau de son avocat à Séville, dans le sud de l'Espagne.
A ses côtés était assise son épouse, Naghemeh, 45 ans, qui, comme la veille à leur sortie de prison, a gardé le silence.
Les médecins "en Angleterre me disaient qu'ils n'allaient pas payer pour le traitement mais ils savaient que moi j'allais le payer une fois que ma maison serait vendue", a insisté Brett King. "La police l'ignorait et nous a poursuivis, nous a arrêtés et a dit que nous étions des criminels" alors que "nous n'avions que l'intérêt et le bien-être de notre fils" en tête.
"En route pour aller aider" leur fils
"Nous allons beaucoup mieux maintenant, nous sommes en route pour aller aider notre fils", a indiqué le père d'Ashya King, âgé de cinq ans."Je voulais remercier David Cameron et tous ceux qui nous ont aidés à être libérés pour que nous puissions être aux côtés d'Ashya", a-t-il poursuivi en anglais, avant de revenir sur les trois jours passés derrière les barreaux:
"Pas une minute n'a passé lorsque nous étions en prison sans que nos coeurs n'aient brûlé de voir Ashya"."Ma femme pleurait presque tout le temps dans la cellule. Je m'apprêtais même à demander à changer de cellule parce que je m'inquiétais et je l'entendais pleurer, sans pouvoir rien faire", a témoigné Brett King avant de quitter, avec son épouse, le bureau de son avocat sous une nuée de caméras.













