"Puissent tous les êtres vivre en paix": libéré par le Venezuela, le Français Camilo Castro est arrivé en France

Détenu depuis quatre mois au Venezuela, le Français Camilo Castro a atterri à l'aéroport d'Orly, a appris BFMTV de source proche du dossier.
"Vive la liberté, vive l'égalité et vive la fraternité! (...) Puissent tous les êtres sur cette terre vivre libres de toute souffrance, vivre dans la paix, dans l'amour. Puissent tous les être vivre en paix, de la joie, de l'abondance", a-t-il déclaré depuis l'aéroport.
"Au moment où je l'ai accueilli avec sa famille, il a exprimé sa reconnaissance à l'égard du président de la République et le gouvernement pour avoir créé les conditions de cette libération", a expliqué ensuite le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot.
Camilo Castro a connu "des conditions de détention extrêmement difficiles" au Venezuela où il a été arrêté en juin "sans motif", "parce qu'il était Français", a déclaré son beau-père Yves Guibert. Selon ce dernier, les autorités vénézuéliennes ont "injustement" accusé Camilo Castro "d'être un agent de la CIA, ce qu'il n'était absolument pas".
Camilo Castro avait disparu le 26 juin au poste-frontière de Paraguachon, séparant le Venezuela de la Colombie, où il réside. Il s'y était rendu pour renouveler son visa de séjour colombien, selon sa famille, avant de disparaître.
"Aucune contrepartie" pour sa libération
Cette libération intervient après les sorties de prison de Cécile Kohler et Jacques Paris en Iran et la grâce de l'écrivain Boualem Sansal en Algérie.
Elle avait été annoncée dans la matinée sur X par le président Emmanuel Macron qui avait partagé "le soulagement de ses proches" et remercié "tous ceux qui ont oeuvré à sa libération".
Il n'y a eu "aucune contrepartie" pour sa libération, a assuré sur France Inter et franceinfo le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot, ajoutant que Camilo Castro avait fait les frais "d'accusations sans fondements".
Le Venezuela est considéré comme un pays ayant recours à la pratique de la "diplomatie des otages", à l'instar notamment de l'Iran, arrêtant des ressortissants étrangers utilisés ensuite comme levier de négociation.
"On ne peut pas se représenter (l'émotion que cela représente, NDLR) par rapport à toutes les joies qu'on a dans la vie, toutes les bonnes surprises, tous les soulagements", a réagi auprès de l'AFP la mère de Camilo Castro, Hélène Boursier.











