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Air Algérie: météo et terrorisme, les 2 hypothèses principales du crash

BFM L.B
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On n'en sait pour l'instant assez peu sur les raisons qui auraient pu causer le crash de l'avion MH5017 au Nord du Mali, volant entre Ougadougou et Alger. Toutefois certaines hypothèses commencent à faire leur apparition. Conditions météo ou action terroriste? Déjà, les premières hypothèses se profilent. Voici les deux principales.

La compagnie Air Algérie a annoncé avoir perdu jeudi le contact avec un de ses appareils assurant la liaison entre Ouagadougou et Alger. 51 Français se trouvaient à bord de l'avion. Certains devaient faire escale à Alger avant de rejoindre les aéroports de Marseille, Lyon ou Paris.

L'armée française a envoyé deux Mirage 2000, basés à N'Djamena au Tchad, pour effectuer des recherches entre le dernier point où l'avion a été localisé et "sa trajectoire probable", a précisé le porte-parole de l'état-major. L'épave de l'avion a été finalement retrouvée dans le nord du Mali, près de la frontière avec le Burkina Faso. "L'épave a été localisée (...) à 50 km au nord de la frontière du Burkina Faso", dans la région malienne de Gossi, a déclaré le général burkinabè Gilbert Diendiéré.

De mauvaises conditions météorologiques

Laurent Fabius s'est exprimé sur France 2, dans le journal de 20h, le ministre des Affaires Etrangères, a expliqué que la seule certitude était que l'avion a décidé de se dérouter à cause de mauvaises conditions météorologiques. La zone que survolait l'appareil était en proie aux tempêtes de sable. Dans l'un des derniers contacts reçus dans la nuit par l'avion, le pilote expliquait vouloir changer de direction.

Une action terroriste

La piste terroriste retse une option, principalement à cause de la rapidité avec laquelle l'avion a arrêté toute communication. Cela peut donner suite à un possible détournement, voire à un tir de missiles. Rappellons que l'appareil survolait le Nord du Mali, au moment où il a disparu des radars.

Malgré une intervention militaire internationale encore en cours, la situation est toujours instable dans le nord du pays, occupé pendant plusieurs mois en 2012 par des groupes armés djihadistes.Lorsqu'on lui demande s'il pense que la piste terroriste est envisageable, le ministre répond qu'"il ne faut exclure aucune hypothèse".