Toulouse : enquête sur un potentiel système de Ponzi entre magnats de l’immobilier

Un potentiel système de Ponzi et 20 millions d’euros de préjudice estimé. C’est le scandale immobilier qui secoue Toulouse depuis le placement en garde à vue en novembre dernier de Jean-Claude Vergnes, l’un des dirigeants de l’agence L’immeuble.
Mercredi, 900.000 euros ont été saisis sur ordre du procureur de la République à "titre conservatoire" sur les comptes bancaires de la SARL cabinet l’Immeuble. "Ces sommes vont être reversées à l'AGRASC, établissement public en charge de la gestion des avoirs saisis. Elles pourront, en tout ou partie, être affectées à l'indemnisation des victimes", explique le procureur de la République.
Un système pyramidal
Jean-Claude Vergnes et certains membres du cabinet l’Immeuble sont soupçonnés d'avoir mis en place, pendant plusieurs années, un système de prêts d’argent illégal. En promettant de très hauts rendements, ils auraient attiré une dizaine d’investisseurs. Incapables de les rembourser, ils auraient alors créé et profité d’un système pyramidal, selon des informations de La Depêche du Midi.
"Le travail d'enquête a permis en outre d'établir que les intérêts versés aux particuliers prêteurs proviennent des fonds apportés par les nouveaux entrants, alimentant un système dit de Ponzi" explique le procureur de la République
Toujours selon La Depêche du Midi, d’autres personnalités toulousaines seraient impliquées, parmi lesquelles Georges Méric et Thierry Oldak. Respectivement ancien président du conseil départemental et promoteur immobilier, ils assurent tous les deux être victimes et n’avoir pas été informés des agissements du cabinet l’Immeuble.












