"Ils ont détruit une famille": les proches de Francis, mort après une agression à Calais, témoignent

"C'était un homme au grand cœur." Quatre jours après la mort de Francis, à Calais, victime d'un malaise cardiaque après une agression en promenant son chien, ses deux enfants témoignent.
"Ils ont détruit une famille entière, des petits-enfants qui attendent l'appel de leur grand-père comme il faisait tous les soirs, ils ne l'auront plus", raconte Aurore, fille de la victime, au micro de BFM Grand Littoral.
"Mon père avait le cœur sur la main, quand il pouvait aider, il aidait, il faisait tout pour les autres", complète son frère.
Tous les deux ne demande qu'une chose: que les deux hommes arrêtés pour l'agression de leur père "soient punis". "Ce qu'ils ont fait, c'est atroce", martèle Aurore.
"Un coup à la tête"
Francis, 61 ans, a succombé à un malaise cardiaque après une agression en milieu de soirée, vendredi 4 octobre. Alors qu'il promenait son chien, une attaque avec deux autres canidés s'est produite en pleine rue.
La situation s'est rapidement envenimée entre le sexagénaire et deux hommes, un père de 48 ans et son fils de 28 ans. Le quadragénaire a lancé "une barrière et un panneau de signalisation" avant qu'un homme ne tente d'intervenir "pour protéger la victime", a décrit le procureur de la République à Boulogne-sur-Mer, Guirec Le Bras.
Le fils de 28 ans a ensuite fait irruption, assénant "également un coup à la tête de la victime avec un objet en bois", ce qui entraîné la chute de la victime.
Le propriétaire du chien s'est alors réfugié dans un établissement de débit de boissons proche des lieux de l'agression, avant de succomber à un malaise cardiaque, malgré les soins prodigués par le Smur.
Mis en examen
"J'ai voulu m'interposer, mais ils étaient au moins sept personnes", assure une témoin de la scène, qui ajoute que l'une des personnes tenait une batte de baseball. "Même si je ne le connaissais pas, c'est dur", déplore Rudy, également témoin. "C'est dur parce qu'on ne s'attend pas à une telle violence, surtout des jeunes."
Les deux agresseurs présumés ont été mis en examen pour violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner. Présentés à un juge des libertés et de la détention, les deux hommes ont été placés en maison d'arrêt. Le procureur précise par ailleurs que l'un des deux suspects a été écroué après avoir demandé du temps pour préparer sa défense dans l'attente d'un débat face au juge sur son maintien, ou non, en détention provisoire.













