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Dunkerquois: l'installation de l'usine Clarebout se précise, les opposants se mobilisent

BFM Grand Littoral Benjamin Rieth , Journaliste BFM Régions
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L'usine de transformation de pommes de terre doit voir le jour d'ici 2022 sur les communes de Saint-Georges-sur-l'AA et Bourbourg.

Tous les voyants sont au vert pour le projet d'usine de transformation de pommes de terre Clarebout. Le groupe belge spécialisé dans les frites surgelées va bientôt pouvoir débuter les travaux de construction sur les terrains du port autonome de Dunkerque.

Durant l'été, "un permis d'exploitation a été délivré pour donner l'autorisation de lancer une activité de transformation de pommes de terre sur la Zone Grandes Industries de Dunkerque", explique Raphaël Tassart, porte-parole de Clarebout, au micro de BFM Grand Littoral.

320 emplois à la clé

L'entreprise a aussi connu "une deuxième étape décisive": les permis de construire "ont été signés et délivrés par les deux communes", Saint-Georges-sur-l'Aa et Bourbourg, où doit s'installer la future usine.

Reste à convaincre les opposants qui ne comptent pas rester les bras croisés. Malgré les promesses d'emplois - 320 créés par l'usine et près d'un millier lors de construction - ils s'inquiètent de son impact. En juin dernier déjà, ils avaient manifesté contre ce projet.

"Nous allons monter une association pour pouvoir mener des recours", prévient Mathilde de Sousa, membre du collectif "Non à la friture à Saint-George-sur-L'Aa". "C'est surtout pour préserver le littoral et le cadre de vie des riverains", poursuit-elle, en insistant: "on veut un droit de regard sur toute installation".

Un lancement en 2022

En attendant, Clarebout tente de rassurer sur les potentiels nuisances. "Filtres, hauteurs de cheminées, investissements divers, nous ne ménageons pas nos efforts" pour lutter contre les odeurs, promet l'entreprise, qui annonce des "mesures et relevés" pour être "plus réactif et plus performant".

Le groupe assure par ailleurs que le trafic routier n'augmentera pas. "Connecté au port, le site exportera en grande partie sa production par voie maritime ce qui signifie dans l’absolu, moins de camions pour la distribution", écrit-il sur son site.

Des intentions loin d'être suffisantes pour les détracteurs du projet, qui espèrent toujours empêcher l'installation du premier site Clarebout en France qui pourrait voir le jour en 2022.