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Valdunes: la grève se poursuit ce mardi dans l'attente des détails du plan social

BFM Grand Lille G.G. avec AFP
Une banderole de revendication devant l'usine Valdunes de Trith-Saint-Léger, dans le Nord.

Une banderole de revendication devant l'usine Valdunes de Trith-Saint-Léger, dans le Nord. - BFM Grand Lille

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Une deuxième journée de grève d'affilées a eu lieu ce mardi sur les deux sites du fabricant de roues de train Valdunes, à Trith-Saint-Léger et Leffrinckoucke. Les grévistes réclament d'avantages d'emplois sauvegardés dans le cadre du plan de reprise d'Europlasma.

Les grévistes maintiennent leur mouvement et veulent obtenir des réponses. Des salariés de Valdunes dans le Nord, dernier fabricant en France de roues de trains, ont continué leur grève ce mardi 20 février pour exprimer leur inquiétude sur le contenu du plan social, qui pourrait concerner 130 postes, dans le cadre de leur reprise par le groupe Europlasma.

Selon la CGT, majoritaire sur les deux sites de Valdunes situés à Leffrinckoucke et Trith-Saint-Léger, la grève entamée lundi est largement suivie. Sur le site de Trith-Saint-Léger où sont usinées les pièces, "la production est totalement à l'arrêt", a indiqué le secrétaire CGT du CSE Maxime Savaux, tandis que pour le directeur général adjoint François Demilly, "l'activité tourne au ralenti" mardi matin.

Offre de maintien de 130 postes sur 300

Lâché par son actionnaire chinois et placé en redressement judiciaire, Valdunes fait l'objet d'une unique offre de reprise par le groupe français Europlasma, qui porte sur les deux sites mais pourrait aboutir à la suppression de 130 postes sur environ 300.

"Le mouvement de grève a commencé sur le manque d'informations sur le PSE", plan de sauvegarde de l'emploi, a expliqué à l'AFP le délégué CGT à Leffrinckoucke Philippe Lihouck. Il a déploré que "les salariés n'ont aucune information à une semaine de l'audience au tribunal", prévue le 28 février.

"On voudrait faire comprendre à Europlasma qu'il faut un peu augmenter le nombre d'emplois dans les ateliers", explique pour sa part Maxime Savaux.

Une délégation doit être reçue en sous-préfecture de Valenciennes mardi après-midi pour évoquer le PSE, avant une rencontre mercredi des représentants syndicaux avec Europlasma et le ministère de l'Economie.

"Qu'on arrête de perdre un million d'euros par mois"

Le directeur général adjoint François Demilly dit comprendre l'inquiétude des salariés mais assure qu'"Europlasma a un réel projet associant traitement de déchets, production d'énergie et production pour l'industrie lourde". "Il faut qu'on reparte sur des bases plus saines, qu'on arrête de perdre un million d'euros par mois, qu'on arrive à stopper l'hémorragie et à reconstruire derrière", insiste-t-il.

Pour la CGT, Maxime Savaux juge lui aussi le projet d'Europlasma "cohérent". "Le traitement des déchets pour produire de l'énergie et produire des 'roues vertes' nous permettrait d'être les premiers sur le marché européen à le faire", souligne-t-il.

Valdunes est devenu au fil des mois un symbole de souveraineté industrielle en France, pour lequel le président Macron a promis de se battre "jusqu'au dernier quart d'heure".