"Passer le témoin": le sénateur du Nord Éric Bocquet démissionne un an après sa réélection

"Après un peu plus de treize années passées au sein de la Haute Assemblée, je pense venu le temps pour moi de passer le témoin à la génération suivante", a écrit le sénateur PCF du Nord, Éric Bocquet dans un communiqué publié ce lundi 7 octobre.
Depuis 2011, l'ancien maire de Marquillies a mené la liste des communistes aux élections sénatoriales dans le Nord, réussissant à chaque fois à se faire élire avec un autre colistier. À peine plus d'un an après sa nouvelle réélection du 24 septembre 2023, il a donc annoncé sa démission.
Pour l'homme politique, il n'était pas question de laisser sa place avant l'élection. "Il fallait garantir l'obtention de deux sièges. Le bilan a permis, je crois, d'accéder à cet objectif. Je veux laisser du temps à mon collègue de faire son trou", a-t-il expliqué au micro de BFM Grand Lille.
"Ne pas s'accrocher à un mandat"
Son siège de sénateur va désormais être attribué pour ces cinq prochaines années à Alexandre Basquin, le maire d'Avesnes-les-Aubert, troisième sur la liste du PCF.
"Jusqu'à la fin du mois, je vais exercer le mandat avec passion et intérêt mais il faut savoir aussi préparer la suite et ne pas s'accrocher à un mandat. Je ne suis pas fatigué, je ne suis pas désabusé mais il faut savoir tourner la page", ajoute-t-il.
Éric Bocquet ne se retire toutefois pas de la vie politique puisqu'il détient encore deux mandats: conseiller municipal de Marquillies et conseiller à la métropole européenne de Lille. "Je vais continuer à mener les mêmes combats, là où je serai, d'une autre manière, dans la proximité que je n'ai pas lâchée et qui est essentielle dans des périodes troublées comme celle-ci".
Paradis fiscaux et promotion du Picard
Au moment de faire ses adieux au Sénat, la chambre qui représente les élus locaux, Éric Bocquet fait un plaidoyer pour l'échelon communal. "Ce sont des joyaux, c'est la porte d'entrée de la République, il faut donner les moyens aux communes de se développer, répondre aux investissements nécessaires pour la population et faire vivre la démocratie".
Il souhaite également que le travail qu'il a réalisé avec son frère, le député PCF Alain Bocquet, contre les paradis fiscaux continue. "Le travail doit se poursuivre parce que j'ai cru comprendre que Michel Barnier cherchait des milliards pour équilibrer le budget", glisse-t-il.
Enfin, il s'est félicité sur notre antenne d'avoir œuvré à la reconnaissance de la langue picarde. "Cela permet à ce qu'il soit expérimenté en enseignement ou dans les écoles de la région qui voudrait s'engager. Il faut sauver le picard, il faut le développer, c'est notre culture, c'est notre patrimoine", a-t-il insisté.













