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"La démocratie ne doit pas être confinée": l'écologiste Stéphane Baly opposé au report des régionales

BFM Grand Lille Florian Bouhot , Journaliste BFM Régions
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L'ancien candidat à la mairie de Lille s'oppose à un report du scrutin, qu'il perçoit comme une manœuvre politique de la majorité.

Si "on peut aller faire ses courses", "on peut aller voter". Stéphane Baly, ex-candidat écologiste à la mairie de Lille et conseiller municipal, a exprimé ce jeudi matin sur BFM Grand Lille le souhait que les élections régionales soient maintenues au mois de juin. Alors que la crise sanitaire perdure et gagne en intensité, la perspective d'un report à 2022. D'autant que le vote a déjà fait l'objet d'un premier report.

"Si les conditions peuvent le permettre, il faut que ces élections puissent se tenir, a insisté l'ancienne tête de liste des Verts. (...) La démocratie ne doit pas être confinée."

"On a aujourd'hui la majorité présidentielle qui, après cet échec aux municipales, voudrait escamoter le temps de l'élection régionale", a-t-il ajouté.

Patrick Kanner, candidat socialiste au scrutin, est du même avis. L'ancien ministre jugeait mercredi sur BFM Grand Lille que la démocratie ne devait pas "être un enjeu de tripatouillage".

"Au plus tard à la rentrée prochaine"

Une réunion est prévue "courant avril" pour évaluer "si les conditions sanitaires permettent le déroulement de la campagne". Une campagne au format nécessairement adapté au contexte épidémique, qui pourrait "être fortement numérique", a-t-il souligné.

Dans le cas où les indicateurs ne seraient pas à la hauteur des espérances, Stéphane Baly plaide pour un report "au plus tard à la rentrée prochaine". Mais pas à 2022.

Car l'écologiste juge le scrutin crucial pour "redonner espoir" à la région et soutient la candidate EELV Karima Delli. "Six ans supplémentaires de Xavier Bertrand, ce n'est pas possible", a-t-il soutenu, fustigeant "un président qui ne pense pas à l'avenir de la région mais à son avenir présidentiel". Et Stéphane Baly de lancer un "appel à l'unité" entre "la société civile de l'écologie et le peuple de gauche".