Hauts-de-France: vers un couvre-feu à l'aéroport Lille-Lesquin?

L'aéroport de Lille-Lesquin (photo d'illustration) - BFM Lille
"On avance!" Ce mardi, le ministre des Transports, Clément Beaune, a annoncé dans un courrier adressé à la députée du Nord, Charlotte Parmentier Lecocq, le lancement d'une étude préalable en vue de la mise en place d'un couvre-feu pour l'aéroport de Lille-Lesquin.
"Cette démarche permettra de déterminer les mesures de réduction du bruit et d'éventuelles restrictions adaptées à la situation locale et proportionnées d'un point de vue socio-économique", déclare le ministre dans son courrier adressé à la députée.
"Plus de trains, moins d'avions"
Pour rappel, fin avril dernier, la commission d'enquête avait donné son feu vert au projet d'extension de l'aéroport Lille-Lesquin. Une décision qui ne passait pas auprès des habitants, des associations et des élus locaux, qui s'étaient déjà opposés au projet dès l'annonce de l'extension.
L'une des principales oppositions au projet concerne la question des nuisances sonores. En 2019, avant la crise sanitaire, plus de 2,2 millions de passagers avaient transité par l'aéroport de Lesquin. Le projet d'extension prévoit de quasiment doubler ce chiffre, pour atteindre 3,9 millions de passagers d'ici 2039 et potentiellement d'accroître les nuisances autour de l'aéroport.
Satisfaite du lancement de l'étude, la députée du Nord, Charlotte Parmentier Lecocq remercie le ministre des Transports "d'avoir entendu sa demande et celle des habitants du territoire".
Cependant, elle espère que la région des Hauts-de-France en fera de même "en renonçant à l'extension de l'aéroport au profit d'un plus grand investissement dans le train". "Nous voulons plus de trains et moins d'avions!", conclut la députée.
Un couvre feu, "mais pas n'importe comment"
Sur sa page Facebook, le colelctif "Non à l'agrandissement de l'aéroport de Lille Lesquin" salue cette "première étape".
"Nous aussi nous espérons que la région et Xavier Bertrand entendront les revendications des citoyens et citoyennes qui manifestent contre ce projet", écrivent-ils. Pour le couvre feu: "nous disons oui aussi! Mais pas n'importe comment", poursuit le collectif.
Ils craignent qu'un couvre le feu la nuit n'entraîne encore plus de nuisances la journée et avec elles "les mêmes conséquences néfastes sur la santé des riverain.es et autant d'émissions de gaz à effets de serre".
"Un couvre-feu sans plafonnement des vols, c'est comme un train sans les rails", conclue le collectif, tout en interpellant Clément Beaune.













